Francois-D'Haene

François D’Haene dispute le 25 avril au Japon le 168 km et 9500 m de dénivelé positif de l’Ultra Trail du Mont-Fuji, étape de l’Ultra Trail World Tour. Côté Français sont également annoncés : Nathalie Mauclair, Sébastien Chaigneau, Vincent Delebarre, François Faivre, Emmanuel Gault, Antoine Guillon, Christophe Le Saux, Thomas Lorblanchet…

Avant son premier gros rendez-vous 2014, François D’Haene parle de cette aventure sportive au Pays du Soleil Levant, de sa passion du trail, de son bilan 2013 et de sa saison en cours.

François D’Haene, team Salomon, 28 ans, 1,92 m, 80 kg, est né à Lille. Masseur kinésithérapeute et exploitant viticole, il partage sa vie entre les montagnes des Alpes et le Beaujolais où se trouvent ses vignes au domaine du Germain. Il a pratiqué longtemps l’athlétisme et plus particulièrement le cross country tout en accordant une grande importance aux activités extérieures en montagne telles que le vélo, le ski alpin, randonnée et fond, le canyoning et l’alpinisme… En dehors du trail il s’adonne toujours aux sports outdoor montagne été et hiver.

Retrouvailles avec le Japon

J’ai déjà couru au Japon en novembre 2010 sur le 40 km du Kanna Mountain que j’avais remporté. J’y retourne avec plaisir. Je vais donner le maximum sur l’UTMF pour jouer avec les adversaires et essayer de rester au contact de la tête de course le plus longtemps possible ! Ce ne sera pas chose facile, le plateau international annoncé est très relevé. Je pars un peu dans l’inconnu, c’est la première fois que je m’engage sur une si longue distance aussi tôt dans l’année et avec aussi peu de sorties longues en courant. J’espère que la fraîcheur et l’enthousiasme combinés avec l’expérience que je commence à avoir de mon corps et en ultra trail, me suffiront pour prendre du plaisir sur les pentes du Mont-Fuji !
Je pense être en bonne forme, après un très bel hiver où je suis monté progressivement en puissance. Depuis la fin mars, j’ai repris sérieusement le trail avec un peu de ski de randonnée quand l’appel de la neige s’est fait trop fort et des belles sorties dans le Mercantour et le Beaujolais. Le 13 avril, pour achever ma préparation, j’ai pris le départ du 62 km du Beaujolais villages Trail. Ce fut une très belle course que j’ai remporté en essayant de ne pas griller toutes mes cartouches !

Découverte du trail

J’ai éprouvé une envie grandissante de m’échapper des compétitions trop structurées que je faisais en athlétisme. Je me suis naturellement tourné vers le trail running qui me semblait être le moyen le plus simple d’être en adéquation avec mes besoins de liberté en montagne, de plaisir et de compétitivité. Le trail running m’offre la possibilité de vivre et partager ma passion tout en restant moi même et en conservant ma vie sociale et mon hygiène de vie. Le premier grand trail auquel j’ai participé a été le tour des glaciers de la Vanoise, une victoire qui reste un très beau souvenir.

Préférences

J’aime bien l’ultra trail pour tout ce qu’il implique en termes de gestion, mais je suis assez ouvert à des distances variées. L’essentiel est de ne pas trop m’éloigner de la montagne ! Plus l’environnement est difficile et plus je suis motivé. J’apprécie les chemins tortueux, rarement plats, tantôt en herbe, en sable, en forêt ou en pierrier, parfois en neige, sec ou boueux mais toujours étroits.
Ce qui me paraît le plus important c’est que le trail reste en adéquation avec l’endroit où il se trouve c’est-à-dire qu’il y ait une certaine logique dans la création de l’épreuve. Les organisateurs doivent nous faire partager un parcours qu’ils apprécient. Je ne pense pas qu’il puisse juste être mis en place pour un trail et par exemple composé artificiellement de boucles. Nous devons faire attention à préserver l’éthique et l’essence du trail. Continuer à partager tous le même départ et la même course et l’un des points importants.

État esprit, atouts

Lorsque j’aborde une course, l’envie et l’excitation viennent autant de mon besoin de découvrir de nouveaux paysages et sentiers que de celui de me confronter aux autres et à leurs stratégies. Sur un ultra il faut parfois ne pas regarder les concurrents et se concentrer sur soi et ses sensations, alors que sur des courses plus courtes on ne peut pas se permettre de ne pas tenir compte des autres. La chose principale me semble être d’avoir envie d’être au départ, de trouver du plaisir durant la course et dans la période de préparation de celle-ci. Dans ce cas seulement elle se passera bien…
Il est toujours difficile de se juger, mais je pense que j’arrive bien à gérer les courses assez longues en terrain montagneux et me sens un peu avantagé par rapport aux autres au bout de 4 à 5 heures. Mes points forts sont je pense le fait d’être un coureur assez homogène en montée, descente, plat, longue distance, endurance, vitesse et mon envie de me confronter aux éléments naturels et à la montagne.

François d'Haene

Saison 2013 et 2014

J’avais scindé ma saison 2013 en deux. Une première partie avec des voyages magnifiques au Chili, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, une sixième place à la Transvulcania, une victoire au 80 km du Mont-Blanc partagée avec Michel Lanne et une deuxième place à l’Ice trail tarentaise. Une belle entame de saison même si on rêve toujours de mieux !
Mes priorités ensuite étaient le Grand Raid de la Réunion que je remporte et le TNF 50 de San Francisco, mais malheureusement je me suis blessé 3 jours avant.
En somme une grande année pour moi avec beaucoup de plaisir et de joies, quelques regrets mais qui seront source de motivation pour plus tard… à refaire !
Cette année, après l’Ultra trail du Mont Fuji, je serai au départ des championnats du monde sur le 80 km du Mont-Blanc puis de l’Ice trail Tarentaise. Si ma récupération se passe bien j’envisage ensuite d’essayer d’enchaîner l’Ultra trail du Mont-Blanc et le Grand raid de la Réunion, ce qui représentera mon gros challenge annuel. Il me restera alors je l’espère à venger mes regrets sur le TNF 50 à San Francisco.

Entraînement

Je m’entraîne 4 à 8 fois par semaine selon la durée et l’intensité. Je dois aussi jongler avec mon travail dans la vigne. Certaines journées sont très physiques et me fatiguent beaucoup. Elles prennent alors la place d’un ou plusieurs entraînements.
Selon la distance de la course à préparer et mes besoins, je privilégie un type d’entraînement ou filière sur laquelle travailler. J’essaye aussi de varier en faisant d’autres sports, mais ce que je préfère ce sont les sorties longues dans un secteur ou un massif où je pars en allant où je veux et le temps que je veux!
M’entraîner à plusieurs me plaît beaucoup mais ça n’est pas toujours évident de trouver quelqu’un pour aller courir 6 heures. En conséquence, je me suis habitué à courir souvent seul. J’ai un conseiller entraîneur qui est Christophe Malardé. On essaie de définir nos grandes lignes de conduite et je parle aussi de ma planification avec pas mal d’autres personnes : mon ancien entraîneur, mon team manager Jean-Michel Faure-Vincent et mes amis.

Joie, déception, échecs

Premier trail, différentes victoires, UTMB, Grand Raid de la Réunion ? Il m’est trop difficile de faire des choix entre des tas de moments de bonheur qui ont tous leur place dans ma mémoire.
Les blessures qui m’empêchent de courir ou encore pire de faire du sport sont mes plus grosses galères, déceptions et souffrances… Quand on ne comprend pas ou qu’on n’arrive pas à se sortir d’une blessure, il est très dur de retrouver ce plaisir et ces sensations qui nous permettent d’être nous même et de se sentir bien socialement. Le sport tient une place très importante dans ma vie et son absence déteint forcément sur mon humeur.
Avec le temps on apprend à mieux gérer un échec, à ne plus focaliser une saison sur un seul évènement et surtout à relativiser, à regarder autour et derrière soi mais cela reste très dur et demande toujours un petit temps pour arriver à rebondir vraiment. Il est parfois facile de faire face devant les gens, mais intérieurement cela prend souvent beaucoup de temps.

https://www.facebook.com/salomonrunning

Crédit photos Damien Rosso www.droz-photo.com

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Le Stade Marseillais Université Club organise la première édition des 2000 Marches-le Trail Marseillais, le dimanche 22 Juin 2014. Cette épreuve atypique dans la région sera ouverte à tous les niveaux.

« C’est avec une équipe de pilotage, constituée de salariés et de bénévoles du club, que le SMUC souhaite dynamiser la course à pied à Marseille » déclare le chef de projet Michel Peiffer qui dirige également la Corrida du Vieux-Port.

A travers ce nouveau concept, il s’agit de faire découvrir les voies « off » de la cité phocéenne afin de mettre en valeur ses lieux insolites. Les traileurs peuvent déjà s’inscrire sur le site internet de KMS. Deux épreuves sont proposées : en solitaire ou en duo. 800 participants sont attendus pour cette première édition. Le départ aura lieu à 8 heures 30 sur les plages de l’Escale Borély.

« L’avènement des compétitions de trail en ville, constate Jean-Michel Faure-Vincent, manager team Salomon trail, est un véritable phénomène de société, qui dépasse le cadre du sport et de la recherche de performance. Sur ce style de compétition, les participants viennent pour plusieurs raisons : concourir, participer, ou simplement pour découvrir une ville sous un autre angle. Rajouter à cela, une ambiance conviviale, la mise en avant des points forts de la ville et d’une région et on arrive rapidement à une grande fête de la course à pied. »

Le Trail Marseillais propose un parcours de treize kilomètres avec au programme les ascensions du Roucas-Blanc, de la colline Périer et de Notre-Dame de la Garde. Cela ne représente pas moins de 2000 marches à gravir et 370 mètres de dénivelé positif pour les coureurs.

De nombreux lots sont prévus. Des zones de ravitaillement vont être mises à disposition des participants à Notre-Dame de la Garde à mi-course et juste après la ligne d’arrivée, avenue Pierre Mendès France. Le buffet sentira bon Marseille et la Provence.

Le Stade Marseillais Université Club est une association sportive crée en 1923 et présente à ce jour 15 sections sportives et 5500 membres à son actif.

Site internet : http://les2000marches.com/

Twitter : #2000marches

Inscription aux 2000 marches

Crédit photos : Jean-Pierre Camm

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Yann Alarcon

Dimanche 13 avril le 36 km de la septième édition du Lyon Urban Trail a été marqué par la domination chez les dames de Zhanna Vokueva, team Salomon. La Russe précède sur la ligne d’arrivée Jennifer Lemoine de près de 13 mn. Hélène Pielberg complète le podium.

« Je suis très contente de ma victoire, affirme Zhanna. Les conditions de course étaient idéales. J’ai pu être en tête du début à la fin et gérer mes efforts afin de ménager ma hanche un peu douloureuse. En 2013 lors de ma deuxième place, j’avais beaucoup apprécié le parcours et j’ai eu envie de revenir cette année afin de revivre cette expérience de course et de compléter ma visite de Lyon. »

Côté hommes, Sébastien Spehler, team Adidas, a confirmé son énorme talent et polyvalence en devançant Dimitris Theodorakakos, team Salomon et Jonathan Duhail, Accrorun. Victime de crampes, Thibaut Baronian se classe quatrième après avoir été doublé dans les derniers décamètres.

« Une première expérience et une belle victoire, savoure Sébastien. Longtemps échappés à 3, nous avons avec Dimitris distancé Thibaut à partir du 20ème kilomètre. Avant de céder progressivement du terrain, Dimitris m’a imposé des changements d’allure, mais j’ai pu chaque fois lui répondre. Parti ensuite seul, j’ai maintenu le même rythme. Remporter le Lyon Urban Trail me tenait à cœur. Ce résultat, ajouté à ma première place au trail du Ventoux, valide ma préparation. Par rapport à mes trails habituels la grosse différence est d’avoir monté et descendu 6000 escaliers. Pas évident de les descendre : impossible de dérouler des foulées, il faut bien placer ses pieds et rester concentré. A la montée c’est plus facile. Autre surprise la vitesse très rapide sur le plat facilitée par des sols davantage durs et réactifs. Le concept de ce trail m’a plu. L’opportunité aussi de découvrir Lyon, d’apprécier ses parcs et rues et de remonter le temps à travers ses monuments. »

Sur le 23 km Christel Dewalle, team Adidas, grimpe sur la plus haute marche du podium. Marjorie Moron et Caroline Lafaye, se classent deuxième et troisième.
La Haut-Savoyarde, bien qu’en retard sur sa préparation, affiche une belle forme puisque vendredi 12 avril elle a gagné chez les féminines l’Ultra montée de Salève.

« Ce week-end était sous le signe de la reprise avec au compteur un seul trail en Italie remporté fin mars. Le 23 km du Lyon Urban Trail m’a permis de vivre ma première expérience en trail urbain. Je suis très satisfaite de mon résultat et en prime le parcours et son environnement m’ont séduite. Manquant d’entraînement en fractionné je suis partie prudemment et je pense que j’ai bien géré ma course. Je dois avouer que certains hommes, plus intrépides que moi, m’ont doublé dans les descentes, mais j’en ai dépassé pas mal dans les montées et même sur le plat ! ».

Sylvère Pruvost, Endurance Shop Optima Sports, finit premier du 23 km, Yann Alarcon, team Salomon espoir et Julien Ferel, Décines Meyzieu Athlétisme, sont deuxième et troisième.

«  C’était mon premier trail urbain, déclare Sylvère et au-delà de mon résultat, je suis très satisfait de cette nouvelle expérience. Je sors d’une longue saison de ski alpinisme. J’ai forgé ma victoire dans les montées et les plats et me suis moins senti à l’aise dans les descentes. J’ai essayé plusieurs enchaînements dans les escaliers avant de choisir de les monter ou descendre deux par deux. »

Yann Alarcon, 20 ans, catégorie espoir, faisait partie des jeunes engagés.

« Au départ mon objectif était un top 10 toutes catégories. Je suis particulièrement heureux d’avoir pu me hisser à la deuxième place du scratch. Dès les premiers hectomètres, j’étais dans le groupe de tête avec quatre autres traileurs, avant de me retrouver dans le top 3 au troisième kilomètre. Le rythme était rapide et j’ai eu longtemps Sylvère en point de mire. Un moment deuxième, j’ai jugé plus prudent d’attendre mon poursuivant afin d’avoir un appui pour des relais. J’ai repris définitivement la deuxième place au kilomètre 18. J’ai apprécié la vitesse dans toutes les descentes d’escaliers tout en parvenant à garder une bonne allure en les montant. Les derniers avant l’arrivée ont été plus difficiles. Autres moments particulièrement agréables de ce trail : le passage à Sainte-Foy-lès-Lyon et dans le nouveau tube modes doux de la Croix-Rousse, même s’il m’a paru un peu long ! »

Le Lyon Urban Trail, qui vient de rassembler environ 8000 traileurs, aura le samedi 8 novembre un petit frère noctambule. Il va se nommer LUT by Night et ses mensurations seront de 13 et 24 km, 2500 dossards seront attribués. Son parcours va être concentré sur la rive droite de la Saône, les collines de Fourvière et de Sainte-Foy-lès-Lyon. Un mélange en mode obscur de passages best-of du LUT et d’autres inédits.

http://www.lyonurbantrail.com

Crédit photos Damien Rosso www.droz-photo.com

Les tops 5

36 km
Dames
1 Zhanna Vokueva, team Salomon, 03:02:47.
2 Jennifer Lemoine, Chalon-sur-Saône, 03:15:45.
3 Hélène Pielberg, ASPTT Poitiers Athlétisme, 03:21:38.
4 Corine Gruffaz, Bonne, 03:28:26.
5 Sophie Rousselet, Lyon, 03:34:06.

Hommes
1 Sébastien Spehler, team Adidas, 02:25:16.
2 Dimitris Theodorakakos, team Salomon, 02:29:09.
3 Jonathan Duhail, Accrorun, 02:36:26.
4 Thibaut Baronian, team Salomon, 02:36:45.
5 Fabrice Arnaud, Le Pradet team Streetstepper Mizuno, 02:38:28.

23 km
Dames
1 Christel Dewalle, team Adidas, 01:52:51.
2 Marjorie Moron, Sathonay-Camp, 01:58:37.
3 Caroline Lafaye, Lille, 02:03:42.
4 Christine Tarbis, team Salomon, 02:04:50.
5 Camille Faes, Bourgoin-Jallieu, 02:08:03.

Hommes
1 Sylvère Pruvost, Endurance Shop Optima Sports, 01:41:43.
2 Yann Alarcon, team Salomon Espoir, 01:43:57.
3 Julien Ferel, Décines Meyzieu Athlétisme, 01:46:01.
4 Sylvain Garde, Lyon, 01:46:28.
5 Sébastien Mahia, Namur, 01:46:46.

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ancilevienne

L’ouverture des inscriptions pour l’Ancilevienne 2014 aura lieu le 1er juin. L’Ancilevienne 2014 aura lieu dimanche 14 septembre.

L’Ancilevienne est une course en binome de 45,7km. Chaque équipe est composée d’un cycliste et d’un coureur qui se relaient tout au long du parcours sur les bords du lac. Pour cette 29ème édition, le départ devrait être donné à 10h sur la place Gabriel Fauré d’Annecy le Vieux.

Défi ? A lancer le site des sportifs qui s’amusent : widiwici !

Reportage Ancilevienne 2013

Parcours Ancilevienne

parcours ancilevienne

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Lyon Urban TrailDimanche 13 avril, septième édition du Lyon Urban Trail. Au programme trois courses chronométrées de 36, 23 et 12 km et une randonnée de 12 km.

Chaque année les parcours sont revisités. Parmi les nouveautés 2014 on peut citer la traversée du nouveau tube modes doux de la Croix-Rousse. Inauguré fin 2013, ce tunnel de 1,7 km reliant la Saône au Rhône, va accueillir les participants du 12 et 23 km. Une grande première et des sensations garanties grâce à une animation son et lumière exclusive.

Sur la trace de Lyon, pionnière en ce domaine, une vingtaine de villes en France et Europe organisent à présent des trails urbains. Romain Houzé, chef de projet, donne les raisons pour lesquelles le Lyon Urban trail est un énorme succès.

« Avec sans doute plus de 7500 participants cette année, cette épreuve unique dans le monde de la course à pied est aujourd’hui un des fleurons des événements de masse Lyonnais. Pionnier du genre, Lyon Urban trail peut se vanter d’avoir inspiré de nombreuses villes françaises et européennes mais reste la référence absolue en terme de qualité de parcours proposé. Lyon Urban trail, c’est la découverte insolite d’un patrimoine exceptionnel. Un terrain de jeux idéal avec son relief tourmenté, ses deux collines imposantes, son architecture cosmopolite, ses fleuves majestueux et ses innombrables ruelles escarpées, qui devraient laisser à chaque traileur des images pleins les yeux et quelques courbatures. Merci à la Ville de Lyon pour son accueil toujours exceptionnel, en ouvrant notamment les portes de nombreux sites et de l’hôtel de ville pour le sprint final. Merci aussi aux villes de Sainte-Foy-lès-Lyon et de Caluire-et-Cuire de jouer plus que le jeu. »

Parmi les grosses pointures annoncées par les organisateurs sur le 36 km : Zhanna Vokueva, Salomon, Russie, Thibaut Baronian, Salomon, France, Yoan Meudec, Sigvaris, France, Mickael Pasero, New Balance, France, Sébastien Spehler, Adidas, France, Dimitris Theodorakakos, Salomon, Grèce, Jonathan Wyatt, Salomon, Nouvelle-Zélande…

Christine Tarbis, Salomon, France et Yann Alarcon, Salomon espoir, France, seront au départ du 23 km.

Lyon Urban Trail

Paroles d’engagés

Christine Tarbis un peu de culture ne fait pas de mal !

Troisième du 23 km en 2013.

Le LUT est un trail urbain exigeant et rythmé, des marches encore des marches et toujours des marches, aussi bien à la montée qu’à la descente, mais la beauté et les monuments du parcours valent bien quelques efforts. Ce 23 km sera pour moi une course de transition entre un début d’année où j’ai privilégié des trails plutôt roulants et rapides, entre 20 et 50 km, pour prendre un peu de vitesse, et la suite de l’année où je vais m’orienter vers des courses à dénivelés. Je viens régulièrement sur Lyon à titre professionnel, donc idéal pour moi de concilier travail et plaisir sur un week-end prolongé. Difficile de ne pas tomber amoureuse de cette splendide ville !

A priori difficile de retrouver l’essence du trail en milieu urbain, à savoir la découverte de grands espaces de liberté. Cependant on y rencontre le même état d’esprit, la même convivialité que sur des trails classiques, auxquels s’ajoutent la découverte d’un patrimoine souvent magnifique. Un peu de culture ne fait pas de mal !

Jonathan Wyatt septuple champion du monde et architecte

Sept fois champion du monde de course en montagne, il additionne victoires, podiums et records. Parmi ses résultats préférés, son premier titre mondial à la Réunion en 1998 et celui décroché à domicile en 2005.

Je viens de faire de nombreuses séances de ski nordique et ma forme n’est pas encore optimale. L’an dernier ce trail a été pour moi une première. Je suis architecte, explorer et découvrir la ville de Lyon en courant m’a donné beaucoup de plaisir. J’ai eu envie de revivre cette expérience, de la partager avec d’autres personnes. Ce trail a un tracé très original, on ne sait jamais ce que l’on va découvrir au prochain virage. C’est amusant et le temps passe très vite. Son parcours est également super difficile avec son dénivelé et représente un grand défi sportif. Pour cette édition encore, ma priorité n’est pas le résultat, mais l’envie de profiter pleinement du parcours de cette course originale. Je serai fin juin à Chamonix au départ du Marathon du Mont-Blanc.

Yann Alarcon, un trail à domicile

Etudiant en STAPS à Lyon, premier catégorie espoir 12 km LUT 2013.

Je suis très excité à l’idée d’être au départ car l’an dernier j’ai adoré le LUT. L’ambiance et l’organisation étaient super. Lyon est une très belle ville et la visiter en trail fort agréable. J’ai la chance de courir à domicile et je vais donner le maximum en allant au bout de moi même. J’aimerais terminer premier espoir et dans le top 10 au scratch.

J’ai choisi le 23 km car cette année j’augmente mes distances et aussi parce que j’avais envie de monter et descendre encore plus de marches. Le 23 km a un profil qui vallonne beaucoup. Son parcours est superbe, un bon mixe entre style urbain et antique : Croix-Rousse, Fourvière, le Vieux Lyon, le nouveau tunnel de Vaise… Sur ce type de profil, il faut forcer sur les cuisses car le rythme change tout le temps, les escaliers cassent les jambes et leurs descentes sont techniques. Mais cela donne une bonne touche à cette course, il faut se déchirer et on sait qu’on aura mal aux jambes.

Thibaut Baronian jamais deux sans trois ?

Cinquième du 36 km en 2012 et en 2013

On dit jamais deux sans trois, après deux places de cinquième en deux participations, j’espère monter sur la boîte cette année ! Suite au Ventoux j’ai eu quelques doutes, mais les dernières grosses séances m’ont beaucoup rassuré. J’arrive en confiance et en très bonne forme pour cette nouvelle édition. J’ai fait quelques séances de préparation particulière sur notre belle citadelle de Besançon et ses centaines de marches, pour me préparer aux 6000 marches de Lyon ! J’ai également travaillé la vitesse, c’est une course qui se gagne avec une moyenne horaire élevée. Sur le 36 km du LUT. il y a très peu de répit, il faut toujours être vigilant. On ne s’ennuie jamais, ça virevolte dans tous les sens, j’adore. Il faut franchir tout de même plus de 22 côtes, c’est franchement casse pattes sur la fin ! En 2012 et 2013, j’ai eu le plaisir de courir vite, de découvrir Lyon sous un beau soleil et j’ai pu profiter pleinement de la ville et de mes proches en plus de la compétition, c’était vraiment agréable.

Le trail urbain c’est l’intermédiaire entre la route et le trail. Je m’amuse beaucoup dans ce genre de discipline, quand le terrain s’y prête comme à Lyon. C’est un très bon moyen de découvrir une ville sous un autre angle et une approche du trail pour beaucoup de coureurs ! Je souhaite à tous de prendre beaucoup de plaisir dans les rues de Lyon !

Contacts : http://www.lyonurbantrail.com

Crédit photos : Nathan Alarcon, JMK Consult et Gilles Reboisson.

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Marathon d'Annecy

Le marathon d’Annecy 2014 c’est le dimanche 27 avril ! Et il reste encore des dossards pour le marathon (le semi-marathon affiche lui complet).

Bon c’est sûr qu’un marathon ça se prévoit ! Tarif : 48€.

Inscriptions en ligne au marathon d’Annecy

Video widiwici du marathon d’Annecy

Prêt pour un défi marathon ? Ou sur le semi-marathon ? ça se passe sur widiwici, le site des défis sportifs !

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Christine-TarbisTeams trail Salomon 2014 Christine Tarbis une nouvelle recrue entre Pyrénées et Anjou !

A tour de rôle les traileurs des teams Salomon vous proposent leur tour d’horizon trail, entraînement et temps libre. Après les quatre membres du team espoir, c’est à Christine Tarbis de vous inviter à mieux la connaitre. Cette année elle a déjà remporté le 25 km du trail Glazig et viens de prendre la 3ème place du 50 km de l’Eco-trail de Paris.

Christine Tarbis, team Salomon, 41 ans, 3 enfants, 1,71 m, 55 kg, chef d’entreprise, née à Pau, réside à Angers. Entre son activité de chef d’entreprise, sa petite famille et le trail, elle manque hélas de temps pour s’adonner à d’autres sports, bien qu’elle pratique le tennis une ou deux fois par semaine.

Podium sous la Tour Eiffel

Une chute fin février à l’entraînement et la douleur au dos qui a suivi, m’ont contraint à un repos forcé de 12 jours. J’ai abordé ma première participation au 50 km de l’Eco-Trail Paris Ile de France pas au mieux côté préparation. La course est partie très vite et j’ai longtemps évolué en quatrième position. Vers le trentième kilomètre la troisième a craqué. J’ai serré les dents car je n’étais pas bien et c’est au mental que j’ai décroché un podium. Toutes mes félicitations pour sa victoire à Sylvie Quittot et à Jennifer Lemoine, deuxième, qui en prime terminent dixième et 14ème du scratch homme et dame confondus. Deux grosses performances !

Découverte du trail

Je suis née et j’ai grandi au pied des Pyrénées et naturellement j’ai très vite chaussé les skis et fait un peu de compétition en slalom spécial et géant. En parallèle j’ai essayé beaucoup de sports avec une prédilection pour les sports individuels en commençant par le triathlon puis l’athlé, avec courses sur route et cross, qui a vite pris une place de choix pendant près de 15 ans.
L’envie de tester le trail m’est venue suite aux récits des copains qui s’y sont essayés avant moi, une certaine lassitude de la route et probablement le besoin d’un retour aux sources : même si je réside en Anjou depuis pas mal d’années, l’atavisme a fait son œuvre. Le trail offre une palette de possibilités infinies et ouvre sans cesse de nouvelles perspectives et projets de voyages et de découvertes. Impossible de se lasser avec la variété des parcours, des paysages, des sensations mais aussi des ambiances.
Ma première expérience trail remonte à 1997 avec les Crêtes d’Espelette, un trail mythique puisqu’il existe depuis plus de 35 ans. Les courses dans le Pays Basque de par leur ambiance hors normes sont vraiment uniques. A essayer absolument et sans modération ! et notamment pour les « after ». Ce fut un vrai plaisir mais comme il y avait encore à l’époque très peu d’épreuves dans les Pyrénées j’ai continué sur la route.

Préférences

J’aime vraiment tous les parcours : roulants ou montagneux, les terrains secs qui permettent d’aller vite et offrent des sensations enivrantes, mais aussi la boue ou la neige pour le fun. Question d’expérience, je me sens mieux sur des parcours type « bretons » de 30 à 60 km, roulants mais exigeants avec des successions de relances et de montées et descentes courtes. Cependant, je ne progresse pas trop mal depuis 2 ans sur des parcours typés montagne.
Parmi les trails auxquels j’ai eu la chance de participer ma préférence à ce jour va au Grand Raid des Pyrénées. Les Pyrénées de mon enfance me tiennent à cœur. Courir « à la maison » c’est toujours très euphorisant ! J’ai également vraiment aimé le parcours du GR20 en corse.
Parmi les courses que je n’ai pas encore faites, les courses du grand ouest américain me font particulièrement rêver : le Grand To Grand Ultra, le Tahoe Rim trail… mais aussi une qui n’existe pas encore et n’est pas prête d’exister : une course qui rallierait la Corée du Sud à la Corée du Nord ! Elle aurait la même force que le premier marathon de Berlin après la chute du mur. Elle symboliserait les hommes libres qui vont à la rencontre de ceux qui ont été trop longtemps opprimés et retenus dans une prison à la taille d’un pays.

Etat esprit

Tout dépend de la course, de ma forme, de mes objectifs. Mais le plus souvent j’ai envie de faire du mieux possible en prenant un maximum de plaisir, pas toujours facile dans le cadre d’une course objectif.
En trail, pour moi, l’attrait de la découverte est fort et essentiel, disons que c’est le côté plaisir de la course tandis que l’esprit de compétition est plus instinctif, c’est le jeu, la part ludique, le petit piment supplémentaire.
En course, le plus grand adversaire c’est probablement soi-même ! Rien de pire qu’une absence de motivation réelle sur la ligne de départ lorsque le quotidien prosaïque s’impose malgré le break qu’instaure une course. Faire un trail avec une motivation fébrile devient vite compliqué.
Mes « plus » sont probablement mes solides bases d’athlé, une bonne dose de pugnacité à l’entraînement, et la connaissance de mes possibilités et limites selon la préparation du moment. En revanche, je manque probablement d’un peu de confiance en moi notamment en périodes de moins bien et d’expérience sur certains parcours et profils. Je pense au long, au-dessus de 80 km et aux forts dénivelés. Mais j’y travaille doucement et sûrement. Tout est question d’entraînement spécifique et d’expérience.
La course c’est le jeu. Aussi j’essaie de relativiser toute contreperformance, qui a toujours une ou des causes que l’on a occultées parce que c’était désagréable d’imaginer que ça ne se passe pas comme prévu, ou parce que l’on a surestimé ses capacités.

Saison 2013 et objectifs 2014

En 2013 j’avais fait un focus sur la National trail Running Cup Salomon Endurance Mag avec deux objectifs principaux : le 58 km de Guerlédan et mon baptême sur du long avec le GRP. Mission accomplie avec de belles performances qui m’ont permis d’intégrer le team Salomon.
Mes gros objectifs à venir sont le marathon du Mont-Blanc et la CCC. Je les prépare avec des week-ends en montagne à partir de début avril en augmentant progressivement le kilométrage. Je serai le 13 avril au départ du 23 km du Lyon Urban Trail.

Entraînement

Je m’entraîne 5 fois par semaine en général avec une séance de seuil sur piste, une VMA souvent en côte, une séance footing/PPG, une sortie longue vallonnée avec des allures entre 2 et 3 heures selon prépa et du footing. Je cours généralement entre midi et 14 heures en semaine et les week-ends avec les copains de mon association Esprit trail Anjou. Nicolas Roussel, président de l’asso et lui aussi traileur, me prépare mes plans et me conseille depuis l’an dernier.
Je préfère courir accompagnée sur des sorties longues ou des séances dures sur piste, mais j’ai aussi besoin d’être seule de temps en temps, de me retrouver pour être davantage à l’écoute. C’est aussi important de s’entendre penser !
En cas de baisse de motivation très souvent liée au moral, je pars m’entraîner avec les copains de l’asso, l’effet groupe me requinque aussitôt. L’optimisme c’est contagieux !

https://www.facebook.com/salomonrunning

Crédit photos : Didier Chartier.

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Yann Alarcon

Successivement, les traileurs des teams trail Salomon vous proposent leur tour d’horizon, découverte, entraînement, course et temps libre. Après Yann Alarcon, c’est à Florian Mairy, l’autre nouveau du team Salomon espoir, de s’exprimer.

Florian Mairy, 22 ans, 1,73 m, 57 kg, FCB / FCM : 43/204, étudiant en STAPS, est né à Bourgoin-Jallieu et réside en Isère à Gières. Florian a pratiqué le foot avant de s’intéresser, à partir du lycée, à beaucoup d’activités physiques de pleine nature comme le kayak freestyle, l’escalade, la spéléologie. Florian en dehors du trail fait un peu de vélo de route et de VTT, dans le cadre de son entraînement. Il s’adonne également au ski de randonnée et au skating.

Découverte du trail

J’ai commencé le trail par les petites courses pour enfants en suivant mon père sur des évènements comme l’Ardéchois ou les Templiers. Je me suis tout de suite pris au jeu et j’ai continué sur les 10 km de ma région, les raids orientation et multisports vu que je pratiquais le VTT, l’escalade et le kayak au lycée. A présent, je me suis recentré sur le trail. Rien de plus simple comme activité, on chausse une paire de chaussures et on part courir partout. Le trail me permet de me défouler, de penser à autre chose et d’oublier toutes les contraintes, on est toujours bien après une séance course. En prime, j’adore être dans la nature et particulièrement en montagne. J’ai envie de monter le plus rapidement possible sur chaque sommet, de découvrir les vues qu’il offre.
Ma première véritable course a été le 23 km du trail du Ventoux en 2009 et le meilleur souvenir de mes débuts reste ma participation en 2011 au Raid O’biwak avec ma copine. Deux jours et une nuit en montagne formidables, avec un départ en chasse avant le lever du jour, car nous étions dans les premières équipes mixtes. Deux jours de complicité pour vadrouiller en montagne avec de superbes conditions et une arrivée dans le top 10 partagée avec la famille qui courait aussi mais sur un circuit plus court.

Préférences

Elles vont vers les parcours techniques en montagne, avec du dénivelé typé skyrunning. Il faut tout le temps être concentré, ne rien lâcher, bien lire le terrain, les trajectoires à prendre pour être le plus rapide possible, tout en étant économe en énergie. Je n’ai pas testé beaucoup de distances, je suis resté entre 20 et 50 km, je pense, que pour l’instant, je suis plus fort sur des parcours de 20 à 35 km avec du dénivelé. Je vais encore travailler sur ces distances en 2014. Tous les chemins me conviennent et en particulier ceux qui sont techniques et boueux.
Deux trails me plaisent beaucoup. Le premier est le trail du Ventoux. J’y suis tous les ans depuis 2009. Que ce soit le petit parcours ou le grand, on y trouve des terrains roulants, techniques, très raides et des paysages méditerranéens, puis montagneux. En gros, tout ce qu’il faut pour faire un super parcours. Le second c’est le trail des Aiguilles Rouges que j’ai découvert en 2012, un parcours différent à chaque fois, avec des passages très sauvages, beaucoup de dénivelé et un lever de soleil magnifique sur le Mont-Blanc.
En ultra le grand raid de la Réunion est une course qui me fait rêver. L’ambiance et l’engouement des habitants sont exceptionnels. Côté skyrunning, j’aimerais beaucoup participer au Trofeo Kima, une course de fou avec beaucoup d’engagement et un parcours très technique en haute montagne avec passage de cordes très raide et en petit comité.

État esprit

Il m’arrive de faire un trail avec un de mes proches pour partager une sortie, mais en général, quand je porte un dossard c’est pour donner le meilleur de moi-même. Pendant la course, on peut souffrir, mais le fait de se donner à fond est un réel plaisir. J’aime me confronter aux autres, dans un joli cadre, même s’il est vrai que je regarde plus le paysage à l’entraînement que pendant une course. Au moment du départ, je redoute de ne pas avoir de bonnes sensations, de ne pas être dans un bon jour, même si le travail a été fait à l’entraînement. Je pense avoir une bonne vitesse de base et être assez fou pour pouvoir descendre rapidement. Je pense que mon rapport poids puissance est correct. En revanche je me mets assez vite à marcher en montée et veille à y remédier. En cas d’échec, j’essaie de tout de suite rebondir pour aller de l’avant.

Saison 2013

Mon objectif principal était la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag. Je la remporte dans la catégorie espoirs avec deux victoires et un podium et décroche ma sélection dans le team Salomon espoir, une grande joie. Je suis également satisfait de mon top cinq sur le 26 km du Ventoux partagé avec Maël Alric, de mes victoires au scratch au trail de Glanum et de la Côtière, de ma deuxième place à la Romeufontaine et au trail des Truffières. Un petit bémol sur mes places scratch qui n’ont pas été à la hauteur de mes attentes sur le Lyon Urban Trail et le Cross du Mont-Blanc.

Objectifs 2014

Après une ouverture sur le Snow Trail Ubaye Salomon en février et de belles semaines d’entraînement, j’ai ressenti une douleur au niveau du genou moins d’une semaine avant le trail du Ventoux. Rien de méchant mais cela m’a quand même obligé à déclarer forfait afin de ne pas compromettre la suite de la saison. Après quelques jours de repos j’ai repris l’entraînement pour préparer mes objectifs à venir tels que le Festa Trail mi mai, l’Altispeed en juillet et le 42 km de l’Ubaye Salomon en août. Je vais essayer de me rapprocher petit à petit des podiums scratch pour ma dernière année en catégorie espoir.

Regard sur le trail

Le trail est de plus en plus populaire et facile d’accès. Beaucoup de coureurs sur route en ont marre et viennent maintenant sur les chemins. C’est très bien car cela amène de nouveaux coureurs rapides et contribue à augmenter le niveau. L’entraînement du traileur est de plus en plus cadré. Je pense que dans l’avenir un fossé va se créer entre la « masse » et une « élite » de plus en plus dense. On commence à le voir sur les grandes courses où des sas élite sont mis en place. Les courses en duo ou trio sont de plus en plus prisées et je pense que ce format sera de plus en plus développé dans les prochaines années.
Les urban trail et les KMV fleurissent un peu partout et ce n’est pas fini. Chaque fédération veut sa part du gâteau, créer son propre championnat, l’an dernier sur le même week-end avait lieu les France FFA de KMV, les France skyrunning de KMV et une épreuve de coupe du monde de KMV. Tout cela manque clairement de lisibilité, à un moment ou un autre il faudra harmoniser tout cela.
Je ne suis pas contre les primes sur les grandes courses du calendrier français tant qu’elles restent raisonnables. Elles permettent de rembourser une partie des frais et de récompenser le travail fournis à l’entraînement. Il me semble important de réussir à se contenir pour ne pas répondre à l’appel des longues distances si l’on n’est pas prêt. J’ai failli faire cette erreur et je suis content que mon entourage ait contenu ces envies.

Entraînement

En 2012 et 2013 j’étais coaché par Romain Guillot qui m’a fait découvrir l’entraînement structuré et m’a énormément fait progresser. Cette année, j’ai commencé un travail avec Christophe Malardé et tout se passe très bien. Mes études en STAPS, facilitent ma préparation et je m’entraîne entre 5 et 7 jours par semaine en fonction du planning établi par Christophe. En 2013 j’ai parcouru environ 2000 km en totalisant ski rando, vélo et trail sur 100 km de dénivelé positif et avec 210 heures d’entraînement. J’ai été contraint à un arrêt sur blessure de la mi-juillet à mi-septembre.
J’utilise au plat ou en côte tous les types d’entraînement et d’intensité : endurance, VMA, seuil… Leur durée dépend de la période et de la course préparée. Je complète parfois avec du ski de fond ou du vélo pour les sorties longues d’endurance.
Mon type de parcours préféré est un parcours en montagne avec une montée et une descente sur environ 800 à 1000 m de dénivelé positif. Une fois la montée passée, j’envoie tout pour redescendre le plus vite possible !
Cela ne me dérange pas de m’entraîner seul, c’est ce que je fais la plupart du temps. Je préfère quand même, sur les séances de vitesse, être accompagné d’un lièvre un peu plus fort qui me pousse pour suivre les allures.

Temps libre

Je vais voir des potes, je regarde beaucoup et même trop de séries, je lis des polars et livres de montagne et j’écoute beaucoup de styles différents de musique. Par contre je ne supporte pas 80% des musiques qui passent sur les grandes radios. J’ai tout le temps de la musique dans les oreilles, quand je vais faire mes courses, pars en cours et bien sûr quand je cours seul. Par contre il est rare que je coure en musique sur des compétitions, cela m’empêche de discuter avec les autres participants.
J’admire beaucoup Kilian pour ce qu’il fait et ce qu’il représente, c’est quelqu’un qui vit à fond ses passions. Egalement Martin Fourcade, un grand palmarès et un grand fair play sur les compétitions. Le biathlon, me fait rêver, c’est un des seuls sports que je peux regarder à la télé. Il demande à être costaud sur les skis et mentalement pour tirer juste. En 2013 j’ai pu côtoyer Julien Jorro, un mec gentil, simple, qui ne se prend pas la tête et aime rigoler pendant et après la course tout en étant compétiteur.


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Crédit photos : JMK Consult et Robert Goin

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Caroline Chaverot photo Robert Goin

Dimanche 16 mars, le 47,2 km de l’Ergysport Trail du Ventoux, comptait pour première étape du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014.

Point commun aux deux vainqueurs Juliette Bénédicto et Sébastien Spehler : ils avaient choisi les pentes du Géant de Provence pour ouvrir leur saison. Une ouverture en majuscules saluée par de violentes rafales de vent sur les crêtes du Géant de Provence les obligeant, ainsi que les autres traileurs, à avancer sur plusieurs kilomètres un peu comme des crabes pour éviter d’être trop déséquilibrés. En altitude les traileurs ont évolué sur la neige après avoir découvert des arbres fleuris près de la ligne départ à Bédoin.

Juliette Bénédicto, Entente Athlétique de l’Arve, est restée en tête pendant toute la course.

« Je n’ai jamais connu mon avance par rapport à mes poursuivantes et j’ai choisi le rythme qui me convenait. A l’arrivée, j’ai partagé ma joie avec mon compagnon Julien Coudert. Il était aussi fatigué que moi puisqu’il était également engagé sur ce 48 km où il a pris la cinquième place. S’entraîner et participer à des trails en couple est particulièrement motivant. »

Juliette et Julien sont les heureux parents d’une petite fille de 9 mois et d’un garçon de 6 ans. Juliette aimerait bien décrocher un dossard sur la Maxi Race.

Sébastien Spehler, team Adidas, champion de France 2013 de trail à Gap, a vécu un scénario de course un peu différent. Pensant évoluer en tête en compagnie de Michel Lanne et de Julien Navarro, il a découvert peu avant le sommet du Ventoux que Bertrand Brocho le précédait. Bertrand a basculé devant dans la descente suivi de près par Michel Lanne, qui distançait légèrement Julien et Sébastien. Au niveau du Chalet Reynard Sébastien était seul devant et a conforté au fil des kilomètres sa position.

« Une victoire pour débuter une saison face à un très beau plateau et des conditions météorologiques difficiles autour du sommet, c’est bon pour le moral et valide ma préparation hivernale. »

Pour son prochain gros objectif Sébastien change complètement de registre puisque après avoir évolué sur les sentiers du Ventoux il va sillonner les rues de Lyon à l’occasion du Lyon Urban Trail.

Michel Lanne, team Salomon, déjà deuxième en 2013 a récidivé.

« Sous le chalet Reynard, Sébastien est revenu sur moi. J’étais en plein passage à vide car avec le vent j’avais oublié de m’hydrater et m’alimenter correctement . Je n’ai pas réussi à le suivre et à partir du trentième kilomètre j’ai fait le retour seul en troisième position. J´ai retrouvé des forces et même si je savais que Sébastien serait dur à aller chercher, je me suis accroché à l’idée que la deuxième place était jouable. J’ai rattrapé puis doublé Bertrand dans la longue descente de la combe de Maraval à quelques kilomètres de l’arrivée. Au final je suis très satisfait de cette deuxième place car le niveau était très relevé. Sébastien était le plus fort aujourd’hui et je n’ai aucun regret sur ma course. Il ne fallait rien lâcher pour espérer un podium et ça confirme que le niveau du trail monte en France. Je vais m’accorder un peu de repos et profiter de la neige pour faire du ski de randonnée. Ensuite je vais axer ma préparation sur le marathon de Zegama première manche des skyrunning world séries. Les quantités de neige restantes à partir de 1500 mètres auraient pu nous priver du passage au sommet. Mais c’était sans compter sur le travail de forçat de Serge Jaulin, sa femme mais aussi d’Olivier Luppi et toute leur équipe. Ils nous ont préparé le terrain du mieux possible, pour que puissions passer au sommet en toute sécurité. Je tiens vraiment à les remercier pour leur engagement et pour la course qu’ils nous offrent chaque année. Certes il y a eu beaucoup de mistral pour cette édition, mais c’est aussi ça la montagne! »

Le 26 km comptait pour une manche du Challenge court des trails de Provence. Amandine Ferrato et Fabien Merchat se classent premiers. Sabine Ehrstrom, Fanny Cospain, Alexis Traub et Tristan Calamita, complètent les podiums. Au classement général après 4 étapes Laetitia Dardanelli et Pascal Règnerie sont leaders.

Prochaine étape du Salomon Skyrunner France Series 2014 le 29 juin sur le 42 km du Marathon du Mont Blanc.

Les top 5 et 10 au Ventoux
47,2 km (587 classés)

Dames

  1. Juliette Bénédicto, Entente Athlétique de l’Arve, 5 h 18 mn 18 s
  2. Caroline Chaverot, 5 h 21 mn 20 s.
  3. Anne-Lise Rousset, team Race Land, 5 h 22 mn 25 s.
  4. Sandrine Motto-Ros, team Tecnica, 5 h 40 mn 18 s.
  5. Maud Gaubert, team Adidas, 5 h 46 mn 0 s.

Hommes

  1. Sébastien Spehler, team Adidas, 4 h 20 mn 38 s.
  2. Michel Lanne, team Salomon, 4 h 26 mn 59 s.
  3. Bertrand Brocho, 4 h 28 mn 39 s.
  4. Julien Navarro, team New Balance, 4 h 32 mn 9 s.
  5. Julien Courdet, team Craft, 4 h 39 mn 21 s.
  6. ex Thomas Lorblanchet, team Asics, 4 h 41 mn 31 s. / 6 ex Arnaud Pérignon, team Asics, 4 h 41 mn 31 s. /6 ex Clément Petitjean, team Asics, 4 h 41 mn 31 s.
    9 Pascal Giguet, team Scott, 4 h 43 mn 14 s.
    10 Nicolas Martin, team Sigvaris, 4 h 45 mn 40 s.

26 km (448 classés)

Dames

  1. Amandine Ferrato, team New Balance, 2 h 30 mn 47 s.
  2. Sabine Ehrstrom, 2 h 40 mn 37 s.
  3. Fanny Cospain, team Vieux Campeur, 2 h 48 mn 22 s.

Hommes

  1. Fabien Merchat, team Camino Sports, 2 h 4 mn 28 s.
  2. Alexis Traub, team Scott, 2 h 5 mn 17 s.
  3. Tristan Calamita, team Passion Courses, 2 h 6 mn 24 s.


Contacts

Crédit photos Robert Goin

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16 mars ouverture du Salomon Skyrunner France Series 2014 sur les pentes du Ventoux

Dimanche 16 mars, le 46 km de l’Ergysport Trail du Ventoux ouvre la première édition du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014. Le plateau des coureurs annoncés sur le Géant de Provence par l’organisateur Serge Jaulin est somptueux avec la quasi totalité des meilleurs Français et Françaises au départ. Pour nous aider à mieux connaitre le skyrunning, Marc Villa, président de l’Association skyrunning France répond à 4 questions.

Quel est l’historique du skyrunning en France et à l’international ?

Le skyrunning est né en Italie dans les années 80 sous l’impulsion d’alpinistes comme Bruno Brunod, Fabio Meraldi et Marino Giacometti, actuel président de la fédération internationale. Idée fondatrice : partir du village le plus proche d’un sommet et d’en faire l’aller-retour le plus rapidement. Après avoir établi des records sur des montagnes prestigieuses ils ont commencé à organiser des courses de 20 à 42 km, sur des parcours techniques et parfois même sur des glaciers. Les épreuves du début étaient beaucoup plus dures et exigeantes que ce qu’elles le sont actuellement, avec des passages sur les glaciers et autres parties en neige. On peut retenir les ascensions record du Mont Rose, des Écrins, de l’Aconcagua et bien sur de celle du Cervin.

Progressivement le développement, la démocratisation des épreuves et la sécurité des coureurs ont fait que les courses skyrunning ont des exigences moins alpinistes par rapport au rocher, glace, neige… Dans les années 90 un véritable circuit mondial se met en place. Le besoin de confronter les meilleurs coureurs de la planète est comblé et les athlètes et les parcours sont mis en avant. L’Association Skyrunner France est créée le 16 juillet 2010. L’idée a germé après quelques contacts et une rencontre avec le président de la Fédération internationale à l’occasion du Vertical Sprint de Milan. Il paraissait nécessaire d’importer la discipline en France au regard de toutes les autres nations qui se sont développées depuis plus longtemps à l’exemple de l’Espagne et l’Italie. Il y avait aussi un besoin de structuration et de mettre en place une plateforme servant à coordonner un ensemble cohérent. Pour plonger dans le grand bain, nous avons dès le mois de mai 2011 organisé l’ouverture de la coupe du monde de skyrunning avec le kilomètre vertical d’Arles-sur-Tech dans les Pyrénées. L’occasion pour les athlètes internationaux de connaitre l’entité skyrunner France.

Qu’est-ce qui différencie le skyrunning des autres trails ?

Le skyrunning allie toutes les composantes de la course à pied avec une « spécialisation de montagne » altitude, terrain accidenté et technique, fort dénivelé positif et négatif. Suite aux règles de sécurité de plus en plus strictes de la part des législateurs, les tracés actuels ont été revus à la baisse et peuvent rassembler un plus grand nombre de concurrents, mais les parcours restent néanmoins très sélectifs.
On peut être tenté de comparer le trail court avec la skyrace en terme de distance mais il y a des différences de dénivelé, technicité et de parcours sur lesquels certain « purs traileurs » ne sont pas à l’aise du tout et l’inverse est vrai aussi. Par rapport à ultra trail, la fédération de skyrunning, suit l’évolution des pratiques et des pratiquants, en intégrant des épreuves plus longues proches des 80 km.
Le skyrunning comporte 4 types d’épreuves. Le kilomètre vertical a moins de 5 km avec 1000 m de dénivelé positif. La skyRace est longue de 20 et 30 km, minimum de 2000 m de dénivelé positif et passage obligatoire au-dessus de 2000 m d’altitude. Le skymarathon, se déroule sur 30 à 45 km, minimum 2500 m de dénivelé positif et passage obligatoire au-dessus de 2000 m d’altitude. L’ultra skymarathon est distant de 50 km avec les attributs du marathon. Il suffit d’interroger ou écouter les coureurs qui participent aux deux types d’épreuves pour constater que les tracés skyrunning sont plus techniques que ceux du trail.

Quel est l’intérêt du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014 ?

Il est logique dans sa création et le développement de la discipline. Elle intervient à un moment où les coureurs en France vont avoir le championnat du Monde à Chamonix et aussi après la réalisation les années précédentes d’épreuves nationale sur un jour : Montcalm skymarathon ou Manigod K V.
Son intérêt est d’essayer de rassembler les meilleurs coureurs sur les mêmes épreuves tout au long de l’année, avec un éventail de distances et de spécificités leur permettant de choisir certaines étapes ou de participer à l’intégralité, sans pour autant empiler les dates. Ceci aussi bien dans un souci de lisibilité du circuit que de cohérence du calendrier qui permet aux coureurs de s’entraîner correctement pour arriver fin prêt le jour J. L’aide précieuse de Jean-Michel Faure-Vincent dans la création et réalisation de ce circuit permettra de pouvoir notamment tenir en haleine tous les suiveurs ou coureurs grâce à des rendez-vous réguliers sur le web ou sur le terrain.
Ce circuit national avec ces épreuves longues va être un tremplin pour certains coureurs qui pourront découvrir le Skyrunner World Series lors de l’Ice Trail Tarentaise et Marathon de Chamonix qui feront « doublon » sur les deux challenges nationaux et internationaux.

Quelles évolution et perspectives à venir ?

Nous sommes d’ores et déjà dans l’ouverture de nouvelles perspectives, avec dès cette année la mise en place d’un Vertical Series, circuit national de kilomètre vertical de skyrunning. Les coureurs sont demandeurs et nous sommes pour la création de ces nouvelles épreuves qui offrent un spectacle exceptionnel de vitesse en montagne, grâce à des pentes vertigineuses et un kilométrage réduit. L’ouverture est prévue sur l’île de la Réunion avec une organisation rôdée qui met en place le Vertical Run. Vont suivre le KV de Chamonix et le KV de la Face de Bellevarde également au calendrier de la coupe du monde de la fédération internationale de Skyrunning. Le KV de Manigod constituera la dernière étape avant la finale dans les Pyrénées au KV du Montcalm.

Le calendrier 2014 Salomon Skyrunner France Series 2014

  • 16 mars, Ergysport Trail du Ventoux : 46 km pour tous.
  • 29 juin, Marathon du Mont Blanc : 42 km pour tous.
  • 13 juillet, Ice Trail Tarentaise Mizuno : 65 km pour homme / 32 km pour femme et espoir.
  • 23 août, Grand Raid des Pyrénées : 80 km pour tous.
  • 14 septembre, Serre Che Trail Salomon : 48 km pour homme / 27 km pour femme et espoir.

Contacts :

Ergysport Trail du Ventoux
Salomon Skyrunner France Series 2014
Association skyrunning France

Crédit photo Jean-Michel Faure-Vincent et Sébastien Sotoca.

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