Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Thibaut Baronian né le 12 janvier 1989 à Ambilly, fait partie du quatuor team espoir. Il est en dernière année d’étude de kiné à Besançon.
Ton palmarès ?
2012 :
Troisième scratch 35 km Romeufontaine.
2010 :
Vainqueur
Scratch, 4 km, Verticale du Mole.
Espoir 20 km trail de la source du Doubs.
Espoir 42 km Maratrail Faverges.
Deuxième
Scratch, 18 km Rêverot’trail.
Espoir 28 km trail des forts Grand Besançon.
2011 :
Vainqueur
Scratch, 4 km, Verticale du Mole avec nouveau record sur l’épreuve.
Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
J’ai pratiqué le ski de fond en compétition pendant 10 ans. Licencié au Ski-Club Nordique du Pays Rochois, j’ai intégré le comité régional de ski du Mont Blanc, puis l’équipe de France de ski espoir. J’ai ensuite décidé de tout arrêter pour pouvoir me consacrer pleinement à mes études. J’ai aussi pratiqué durant deux ans le cyclisme sur route en compétition. Dès que j’en ai la possibilité, je continue l’hiver à faire du ski de fond et en été pas mal de vélo de route et un peu de badminton avec les potes.
Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?
Lors des entraînements pour le ski, nous faisions beaucoup de course à pied, avec ou sans chrono, hors bitume et de marche en montagne. J’y prenais déjà beaucoup de plaisir. C’est pour cela que j’ai choisi de revenir à la course quand j’en ai eu l’occasion, après mon entrée à l’école de kiné. C’est un effort qui est finalement proche de celui du ski.
Premier trail en avril 2010 avec le 18 km du Rêverot Trail à Pierrefontaine-les-Varans dans le Doubs. Je suis deuxième au scratch, une surprise !
Dans le trail j’apprécie la liberté du choix du terrain, du lieu, des coureurs qui t’accompagnent ou pas, le plaisir de pouvoir partager avec de nombreuses personnes la discipline. L’équilibre entre une part de solitude et une part de partage. On ne dépend de pas grand-chose, juste d’un short, d’un tee shirt et d’une paire de chaussures ! J’adore !
En trail, tu préfères quels distances et terrains ?
Le kilomètre vertical ressemble énormément à l’effort du ski de fond, ce qui me convient plutôt bien, même si ce n’est pas la discipline que j’affectionne le plus. Je préfère la course de moyenne distance. Un effort ni trop long ni trop court, donc pas trop rapide. Il faut être à la fois endurant et véloce, négocier pas mal de changements de rythme, avec une gestion de course qui prend de l’importance et accessible à de nombreux coureurs. J’aime Les bosses, et les parties techniques. Les conditions extrêmes, comme en ski, me réussissent bien aussi !
Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?
Je suis un compétiteur, c’est sûr. Mais je ne me prends pas la tête ! Je recherche un peu tout quand je vais sur une course : me faire plaisir en courant, profiter et découvrir de nouveaux paysages, me régaler quoi ! Mais je ne cache pas que pour moi, le plaisir passe aussi par la performance. Je ne pense pas être stressé et renfermé à l’approche d’une course, mais plutôt relax, même si j’essaie de faire le « métier » au maximum comme on dit dans le jargon !
Je ne redoute pas forcement une chose en particulier. J’aime les courses difficiles, j’aime souffrir, ça ne me fait pas peur !
Tes points forts et faibles ?
Je me sens le plus fort sur les parcours entre 30 et 50 km, type Maratrail. Je suis à l’aise sur les tracés « casse pattes », avec les bosses et des relances. J’adore la montée ! Encore un peu de travail en descente ne me fera pas de mal. Je n’aime pas de trop le bitume !
Ton plus beau chemin couru, tes joies et déceptions ?
J’ai passé de super moments sur toutes mes courses mais un encore plus intense à l’arrivée du Marathon du Mont Blanc, après avoir traversé mon plus beau chemin sur lequel j’ai couru : Le sommet de l’Aiguille des Posettes.
Même si je ne suis pas quelqu’un qui montre beaucoup sa joie, j’ai été agréablement marqué cette année par ma sélection Salomon.
Pas encore de grosse déception en trail ! J’ai vécu ma plus grande souffrance cet été sur le GR20 lors de mon avant dernière étape avec 17 kg sur le dos, une chaleur à mourir, plus d’eau, une très longue solitude et la fatigue. J’ai rarement été dans cet état !
J’ai appris à relativiser un échec, repartir et rebondir ! Ce que j’ai toujours su faire sur les skis !
Ta grande rencontre sur le plan humain, ta course préférée et rêve de record ?
J’ai plusieurs rencontres en tête, mais une petite pensée à mes potes du team Endurance Shop Besançon et notamment à Sébastien Jouanneau qui est un mec génial. Je n’ai pas beaucoup couru depuis mon début dans le trail, mais j’ai un petit faible cette année pour le Marathon du Mont Blanc. A long terme, je me verrais bien sur la Diagonale des Fous et l’UTMB ! Mais le chemin est encore long, il y a de bien belles courses avant !
Ton bilan 2011 ?
Une année test pour moi, au sein du team Endurance Shop Besançon. Pas d’obligation « résultat » en début de saison. J’avais pour priorité de gagner en endurance, en puissance, acquérir de l’expérience, me faire plaisir. Au fil des mois j’ai revu mes objectifs à la hausse vu que ça marchait pas mal. Ma sélection team Salomon est devenue prioritaire tout en visant un résultat personnalisé sur chaque course : top 5, 10, 20… Je suis entièrement satisfait de ma saison 2011. J’ai été en constante progression, j’ai pu courir sur tous les types de parcours, je me suis fait énormément plaisir et j’ai atteint mes objectifs sur chaque course.
Ton calendrier 2012 ?
Cette année, priorité à la National Trail Running Cup Salomon / Endurance Mag. Il y de super courses et de nombreuses qui me correspondent, avec pas mal de bosses. Remonter sur la boîte, comme j’ai pu le faire sur la première étape, serait une belle récompense !
Je vise en particulier le Marathon du Mont Blanc. Ma 8ème place de l’an dernier m’a vraiment fait prendre conscience que c’est sur ce type de parcours que je pouvais être fort. C’est une course qui attire beaucoup de monde, les places vont être chères encore une fois. Avec les potes du team et Christophe Malardé notre coach, on préparera surement la course un week-end sur Barcelonnette.
Tes données physiologiques ?
1,75 m, 63 kg, FCB / FCM 45/203, VO2 max 90.
Ton entraînement, fréquence, contenu, motivation ?
Je fais en moyenne 4 à 5 séances par semaine. Je suis encore étudiant cette année, du coup je m’organise différemment d’une semaine à l’autre, suivant mon programme, mon emploi du temps, les stages et les examens. Sans compter les séances statiques type musculation. D’après mon GPS je cours par an environ 2200 km, 250 heures et 80 000 m D+.
J’essaie de varier un maximum mon programme, en relation bien sûr avec les courses à venir. J’intègre quasi chaque semaine une séance longue et une séance de préparation physique générale (PPG). Le reste est composé d’intervalles training et de séances plus cool. Quand je rentre chez mes parents en Haute-Savoie, J’en profite pour faire plus de dénivelé.
Je pense qu’un coureur complet de trail running doit être capable de passer partout, par tous les temps, sur tous les types de terrains et de courses. Chaque intensité est bonne à travailler, suivant ce que l’on recherche, le stade et le niveau de préparation et les courses visées. J’effectue en début de saison un peu plus souvent des intervalles courts pour travailler la vitesse et des moyens-longs ensuite. Le tout essentiellement sur terrain souple.
Je suis quelqu’un d’assez solitaire et aime m’entrainer seul. Mais ça ne m’empêche pas de courir parfois avec quelques potes du team. La séance de PPG se fait avec mes copains du team Endurance Shop dans une super ambiance et je me régale aussi. J’apprécie beaucoup me retrouver entre athlètes pour des stages, comme on pouvait le faire avec le ski.
Je remercie Christophe Malardé notre entraîneur du team espoir Salomon pour ce qu’il fait et fera pour nous ! C’est une véritable chance de l’avoir à nos côtés. Pour rester motivé, je pense aux courses qui arrivent. Tant que l’envie est là, la motivation suit. Mes résultats 2011 et la Romeufontaine m’ont boosté et j’ai hâte d’en découdre à nouveau !
Ta diététique ?
J’essaie de faire attention, surtout en période de grosses charges d’entrainement et pendant la semaine d’avant course qui est déterminante je pense. Hors course, dans la vie de tous les jours, je mange le plus varié et équilibré possible, je ne suis pas compliqué. Je suis jeune et étudiant, ce n’est pas tous les jours facile de respecter au mieux les règles d’hygiène du parfait sportif. Je l’admets mais je fais de plus en plus attention !
Tes raisons de choix Salomon, et rapport avec le matériel utilisé ?
J’ai toujours utilisé les produits Salomon en course à pied, je les trouve formidables. J’ai eu la chance d’être recruté au sein du team espoir, un vrai bonheur. Je suis heureux de pouvoir représenter la marque.
J’aime beaucoup les chaussures et les sacs S-LAB. Je recherche avant tout un bon compromis pour avoir un produit de course le plus efficace possible. En 2011 j’ai couru le plus souvent avec la S-LAB 4 SoftGround. Je suis devenu fan aussi de la S-Lab Fellcross récemment sortie. J’ai également GO2 pour partenaire enérgétique
Ton regard sur l’essor du trail, son organisation ?
Le trail est en plein boom c’est sûr ! Je pense que la discipline à de belles années à vivre devant elle ! Il y a déjà de nombreuses courses très variées en France, je ne sais pas trop ce que l’on pourrait proposer de plus.
Côté organisation, le trail, c’est compliqué. La discipline n’est pas rattachée à la fédération d’athlétisme, de nombreuses marques ont leur challenge. Changer demande beaucoup de réflexion et de temps. Il serait peut-être bien de pouvoir par exemple désigner des champions régionaux, comme on peut le voir dans d’autres disciplines. J’espère que l’esprit des athlètes et du trail ne changera pas.
Le trail running discipline olympique ?
Bien sûr, ça serai magnifique pour le trail ! Une opportunité pour que la discipline prenne de l’ampleur et soit encore plus médiatisée et reconnue du grand public. Toutes les fédérations et toutes les disciplines rêvent d’être présentes aux J.O.
Les primes de courses, la professionnalisation ?
Dans quels sports médiatisés n’y a-t-il pas de prime ? Pourquoi le trail serait-il une exception ? Certes, l’esprit est très familial, convivial, mais dans d’autres sports de haut niveau aussi ! Je pense que si l’on veut que la discipline « monte » et soit médiatisée, on viendra à la professionnaliser. Pour moi le trail est un sport de haut niveau comme un autre. Je n’en connais guère où il n’y a que des amateurs.
Tes conseils à un trailer, message à faire passer ?
Fais-toi plaisir avant tout ! Conseil spécial pour mes colocataires « Bois de l’eau, mange du chèvre et garde la pêche » Merci à Yann Gabet, au team Endurance Shop Besançon et à tous ceux qui me supportent !
Ton temps libre, loisir, autres passions ?
J’aime me retrouver entre amis, écouter de la musique, délirer et danser ! On dit souvent que je suis intenable en cours et dans la colocation avec deux kinés. Nous passons beaucoup de temps ensemble, c’est super sympa. L’école et la course à pied me prennent une grande partie de mon temps.
En musique j’écoute vraiment de tout …Sauf peut-être le métal et hard rock. J’adore la musique française ; Balavoine, Goldman, Claude François, Berger, France Gall et j’en passe. Sinon, en ce moment, j’ai un gros faible pour les Cowboys Fringants, et Doc Gynéco. Sacré mélange et petite pensée « dédicace » pour Léonie !
Les champions que tu admires ?
Je trouve Kilian vraiment impressionnant ! Je n’ai pas vraiment d’idole mais en revanche beaucoup d’admiration pour Roger Federer, son humilité, son fair-play, sa simplicité et son jeu fabuleux.
Aurais-tu aimé être champion dans un autre sport ?
Oui…en ski de fond évidemment !
Si tu étais une montagne, tu serais ?
La Chaudanne ma colline d’entrainement préférée de Besançon et le plateau des Glières lorsque je viens me ressourcer dans ma famille en Haute-Savoie
Si tu étais un chemin, tu serais ?
Un petit chemin de terre, solitaire, en montagne, sur un plateau canadien, enclavé dans une vallée sans fin…
Snow trail Ubaye Salomon Corinne Favre et Andy Symonds vainqueurs du 22 km
Les 18 et 19 février, Saint-Paul sur Ubaye a accueilli sous un soleil généreux et sur une neige de bonne qualité, la troisième édition du Winter Ubaye Salomon. De nombreux trailers ont profité du samedi pour zapper sur le domaine nordique entre course à pied, ski de fond et raquettes. Une mise en jambes avant le 9 et 22 km du snow trail Ubaye Salomon du dimanche qui ont réuni 600 trailers. Le 9 km empruntait une piste de ski de fond et avait un profil très roulant. Le 22 km ajoutait à ce tracé une longue montée vers Fouillouse et les fortifications de Plate-Lombarde suivie d’une descente pour retrouver le 9 km.
Dès le départ du 22 kilomètres Corinne Favre, team Lafuma, a pris les commandes de la course dames. « J’ai pu me libérer que le samedi soir et ne connaissais pas le tracé. Je me suis renseignée auprès de copains trailers pour savoir à quels endroits je devais accélérer. J’ai gardé de l’énergie pour la descente et j’ai été un peu surprise par l’arrivée très roulante. » Irina Malejonock, ASVA, termine en boulet de canon à moins d’une minute et Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, complète le podium devant l’inusable Josiane Piccolet, Elan Voglanais.
Sur cette distance, Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap et Michel Lanne, team Salomon, ont imposé un rythme très rapide pendant les cinq premiers kilomètres suivis de près par l’Anglais Andy Symonds, team Salomon, Julien Navarro, New Balance et quelques autres. « J’ai préféré débuter la course sur la partie en faux plat montant à mon rythme, affirme Andy Symonds. J’ai rattrapé Laurent au pied de la montée et l’ai suivi jusqu’au sommet. Dans la descente j’ai accéléré et me suis retrouvé seul en tête jusqu’à l’arrivée. J’ai pris beaucoup de plaisir sur le secteur où la pente était forte tout en appréciant la beauté des paysages. L’Ubaye m’a séduit, j’y reviendrai cet été pour le trail Ubaye Salomon.»
Laurent Beuzeboc vainqueur des deux précédentes éditions monte sur la deuxième place du podium. « Andy est une pointure internationale et terminer derrière lui me procure un grand plaisir. J’étais moins à l’aise sur la descente et il semblait très frais. »
Julien Navarro prend la troisième place. « Mes premiers kilomètres ont été prudents. Septième au kilomètre cinq j’ai réussi à passer au point culminant en troisième position. Dans la descente je n’ai pas réussi à rester collé à Laurent Beuzeboc et j’ai même chuté. »
Le Briançonnais Michel Lanne n’a pas pu exprimer pleinement son talent, n’arrivant pas à dépasser les 160 pulsations/minutes sur les endroits les plus pentus et a souffert de troubles digestifs. Dans la descente il a réussi à revenir sur Pascal Mouchague, traid Bouliac SP et termine quatrième.
Le 9 kilomètres a été dominé par Chantal Baillon team Altecsport « Je suis partie avec Sandrine et au bout de trois kilomètres elle a décroché. Ce 9 km sur neige était pour moi une première expérience et un test. Je choisirai l’an prochain le 22 km même si j’ai ressenti quelques douleurs aux cuisses. » Sandrine Mottos-Ros, team Tecnica et Julia Rousset, team Okidosport, montent sur le podium.
Pascal Jacques, Caval Pertuis, devance les Haut-Alpins Florian Calamita, et Sébastien Faissole. Habitué aux course sur route Florian Calamita a longtemps fait jeu égal avec Pascal Jacques.
Karine Sanson et Andy Symonds remportent le Challenge Blanc Font-Romeu Vallée de l’Ubaye qui additionne le résultat de la Romeufontaine et du Snow trail Ubaye Salomon.
Les tops 5 Snow Trail Ubaye 2012
Dames :
1 Corinne Favre, team Lafuma, 2 h 12 mn 54 s. 2 Irina Malejonock, ASVA, 2 h 13 mn 51 s. 3 Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, 2 h 20mn 39 s. 4 Josiane Piccolet, Elan Voglanais, 2 h 30 mn 43 s. 5 Danièle Ouzeau, AC Ubaye Barcelonnette, 2 h 32 mn 16 s.
Hommes : 1 Andy Symonds, team Salomon Châteaurenard, 1 h 42 mn 55 s. 2 Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap, 1 h 44 mn 15 s. 3 Julien Navarro, New Balance, 1 h 44 mn 25 s. 4 Michel Lanne, team Salomon, 1 h 46 mn 35 s. 5 Pascal Mouchague, traid Bouliac SP, 1 h 47 mn 7 s.
9 km
Dames : 1 Chantal Baillon, team Altecsport, 39 mn 49 s. 2 Sandrine Motto-Ros, team Tecnica, 40 mn 15 s. 3 Julia Rousset, team Okidosport, 43 mn 57 s. 4 Sonia Dié, Mennecy, 44 mn 43 s. 5 Patricia Molinari, Enchastrayes, 45 min 0 s.
Hommes : 1 Pascal Jacques, Caval Pertuis, 35 mn 42 s. 2 Florian Calamita, Saint Bonnet en Champsaur, 35 mn 54 s. 3 Sébastien Faissole, Gap, 38 mn 4 s. 4 Thomas Angeli, Les Babis de Roublon, 38 mn 6 s. 5 Alexandre Scalon, Bonnieux Run’n Bike, 38 mn 8 s.
22 km
Dames : 1 Corinne Favre, team Lafuma, 2 h 12 mn 54 s. 2 Irina Malejonock, ASVA, 2 h 13 mn 51 s. 3 Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, 2 h 20mn 39 s. 4 Josiane Piccolet, Elan Voglanais, 2 h 30 mn 43 s. 5 Danièle Ouzeau, AC Barcelonnette Ubaye, 2 h 32 mn 16 s.
Hommes : 1 Andy Symonds, team Salomon Châteaurenard, 1 h 42 mn 55 s. 2 Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap, 1 h 44 mn 15 s. 3 Julien Navarro, New Balance, 1 h 44 mn 25 s. 4 Michel Lanne, team Salomon, 1 h 46 mn 35 s. 5 Pascal Mouchague, traid Bouliac SP, 1 h 47 mn 7 s.
Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Guillaume Beauxis né le 31 janvier 1989 à Tarbes est l’un des quatre sélectionnés dans le team espoir. Technicien Contrôleur, il réside à Ossun dans les Hautes-Pyrénées.
Ton palmarès ?
2012 :
Victoire scratch 35 km Romeufontaine.
2011 :
Victoires :
Tramassel Hautacam (18 km)
Contre la montre du Bédat (18.5 km, record de l’épreuve)
Kilian’s Classic (challenge 25 km)
Petit Vignemale (45 km)
La Caminade (18 km)
Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
Avant le trail, je faisais du rugby et un peu de musculation. J’ai également pratiqué le ski alpin en compétition jusqu’à l’âge de 14 ans. Depuis tout petit j’allais en montagne avec mes parents en randonnée. Je pratique maintenant le ski alpinisme et en complément pour l’entrainement je fais du vélo et un peu de VTT. Je me découvre une véritable passion pour le ski alpinisme. C’est un sport très complémentaire et très proche du trail running. Il me permet de profiter en hiver de la montagne. Lire la suite »
Le snow trail Ubaye Salomon au lieu le 19 février prochain dans la vallée de l’Ubaye (Alpes de Haute-Provence)
Depuis le début de l’année, Michel Lanne, team Salomon, a remporté le trail Blanc de Serre-Chevalier ainsi que la première étape du Snow trail des Ecrins et terminé deuxième de la deuxième étape. Le 19 février il sera à Saint-Paul sur Ubaye au départ du 22 km du Snow trail Ubaye Salomon, avant de participer les 22 et 29 février aux dernières étapes du Snow trail des Ecrins. Le Briançonnais entre deux entraînements sur neige répond à quelques questions.
Objectif sportif sur Snow trail Ubaye Salomon et atouts en trail sur neige ?
Le Snow Trail Ubaye Salomon s’inscrit au milieu d’un gros bloc de travail basé sur la vitesse. J’espère arriver en Ubaye sans être trop fatigué. Si la forme est au rendez-vous, pourquoi ne pas rêver d’un top 5, voire d’un podium. Je suis un amoureux de la saison hivernale. Je prends beaucoup de plaisir à courir ou marcher sur la neige, même si selon les conditions, la progression n’est pas si facile. Avec le temps, j’ai appris à améliorer ma foulée, à rester très souple, à étaler les appuis, à lire le manteau neigeux pour optimiser les foulées en cherchant les zones où la neige est la plus compacte. Souvent, tout cela ne suffit pas et je m’enfonce quand même jusqu’aux genoux. C’est aussi ce qui fait le charme de cette discipline.
Après Julien Chorier et François D’Haene, c’est au tour de Thomas Lorblanchet de nous aider à mieux le connaître. Thomas Lorblanchet, team Salomon, est né le 26 mai 1980 à Clermont-Ferrand. Il réside toujours dans cette ville où il est kiné/ostéo libéral.
Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
J’ai toujours été très sportif. Mes deux parents sont professeurs d’EPS et nous ont inculqué très tôt à ma sœur et moi les valeurs véhiculées par une pratique sportive. J’ai commencé par la natation puis par la suite la course à pied avec le cross notamment. Au lycée, j’ai intégré un sport étude athlétisme. Parallèlement, je pratiquais le triathlon. J’ai d’ailleurs été en équipe de France junior et espoir. Actuellement je fais du vélo de route et du ski de fond autour de chez moi quand les conditions le permettent.
Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?
Le trail correspondait mieux à ma vision de l’effort physique et était beaucoup plus compatible avec ma profession. J’aime le fait que le trail se pratique en pleine nature avec cette composante de défi personnel face aux éléments. Mon premier trail, a été la Sancy-Puy de Dôme en 2001, à deux pas de la maison. J’adore pouvoir découvrir de nouveaux paysages à l’entraînement ou en compétition. Mais si je mets un dossard, j’ai du mal à ne me focaliser que sur l’aspect découverte et touristique !
En trail, tu préfères quels distance et terrains ?
Ma préférence va vers les épreuves d’au minimum 50 km et en terrain typé plutôt montagne. J’affectionne les longues distances et je trouve dans les terrains montagneux tous les éléments qui m’ont fait venir au trail running, à savoir l’aspect technique des sentiers et le fait de gravir des montagnes. Pour l’heure ma distance de prédilection est le 50 miles, mais je fais et ferai tout ce qui est mon possible pour devenir un 100 miler. Mes sentiers préférés sont ceux qui alternent des portions avec des passages en single, secs, rocailleux, puis des passages plus roulants.
Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?
J’accorde plus d’importance à la préparation d’une course qu’à la course en elle même. Lorsque je vais sur une course, j’aime me sentir bien préparé, prêt à pouvoir m’adapter à tous types de scénarios. Si je me sens en forme et bien entraîné, je ne redoute pas grand chose. Mais avec les années, je crains la blessure qui m’empêchera de pouvoir être à 100% jusqu’au bout. Lire la suite »
Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Après Julien Chorier, c’est au tour de François D’Haene, né le 24 décembre 1985 à Lille de répondre au questionnaire. Masseur kinésithérapeute et exploitant viticole, il partage sa vie entre Florac, Chambéry et le Beaujolais.
Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
Depuis tout petit j’ai pratiqué ski de piste, fond, et rando, mais aussi vélo, athlétisme et un peu de tout. En athlétisme j’avais une grande préférence pour le cross country et l’été m’offrait une petite parenthèse sur 3000 m steeple. Actuellement, l’hiver je fais beaucoup de skating et de ski de randonnée.
Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?
Mes courses sur route, de randonnées en montagne et de ski ont fait que je me suis de plus en plus entraîné en montagne et surtout sur des sentiers. J’ai aussi toujours aimé les efforts longs et me suis tourné vers le trail dès mes 20 ans quand j’ai pu participer aux longues courses. Mon premier trail et victoire a été le tour des glaciers de la Vanoise en 2006. Dans le trail j’apprécie le fait de courir en montagne et sur des chemins, de gérer l’effort et l’entraînement. Autre atout : l’ambiance des courses et entre les coureurs est conviviale.
Les 4 et 5 février prochains : 2èmeétape de la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag sur le 46 km du Grand Brassac
La National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag fait étape les 4 et 5 février en Dordogne avec pour support le 46 km dame et homme du Grand Brassac. Un trail en deux étapes, l’une de nuit de 16 km le samedi et l’autre de jour de 30 km le dimanche.
« Le succès du Grand-Brassac Hivernal Trail, affirme Pascal Jugie président du GIPSport Aventure, club organisateur, est le fruit de son concept novateur, de ses nombreux passages techniques avec passerelle, filet du Roc, passages de cordes dans les falaises, gouffre, village troglodytique, moulin … de sa programmation hivernale et d’une organisation très « Club Alpin Français .» Depuis sa création, beaucoup de régions ont adopté ce concept pour le plaisir d’un plus grand nombre. Nous proposons un circuit à ne pas aborder à la légère, en grande partie sur terrain privé, très éprouvant et travaillé à souhait. La nuit, l’enchaînement des deux étapes et les conditions météo du moment viendront durcir la course. Ici, pas de montagne, il a fallu aller chercher le dénivelé dans nos falaises, parfois sous terre… La moindre bosse est utilisée. Le Grand-Brassac, c’est plus qu’un simple circuit. C’est avant tout, une ambiance de partage, avec l’entre-deux étapes et son open bar du soir, l’hébergement chez l’habitant pour certains, d’autres en dortoir, dans ce petit village de 500 âmes et son unique commerce bar, épicerie, boulangerie… d’un autre âge… »
L’Ariégeoise Cécile Cambus, et la Girondine Karine Sanson, respectivement première et deuxième de l’étape d’ouverture le 22 janvier sur la neige de Font-Romeu seront au départ et font partie des favorites de l’édition 2012 de la National Cup. Elles répondent à quelques questions.
Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Julien Chorier est le premier à s’exprimer via son clavier. Né le 16 octobre 1980 à Saint Martin d’Hères (Isère), il est ingénieur sécurité et environnement et réside à Saint Thibaud de Couz.
Ton palmarès ?
2011 vainqueur :
160 km Hardrock Hundred Endurance Run,
163 km grand raid de la Réunion,
80 km ultra-Technitrail de Tiranges.
2010 vainqueur :
30 km du trail des Croque chemins,
57 km du trail l’Ardéchois,
23 km grand raid 73-Petit Savoyard,
112 km Andorra ultra trail Vallnord.
2009 vainqueur :
Drayes blanches, Drayes du Vercors,
Grand Raid de la Réunion.
Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
J’ai débuté le sport en 97 par une année d’athlétisme. Je suis ensuite passé au cyclisme de 98 à 2006. J’ai couru dans toutes les catégories FFC avant de m’orienter presque uniquement vers les cyclosportives les deux dernières années. L’ambiance et les parcours me convenaient mieux. Actuellement je fais toujours du vélo et l’hiver du ski de rando et de fond.
Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?
A la sortie des études, avec le travail, le vélo me prenait trop de temps. En mai 2006, je raccroche le vélo. En septembre, je fais le tour du lac du Bourget avec des amis. Ensuite, on me propose de faire la SaintéLyon en équipe. J’accepte, mais l’équipe ne peut pas se monter. Je décide de faire SaintéLyon en solo. C’est ma première grosse course. Evidemment je suis parti trop vite, mais j’ai terminé au courage. J’ai pris le virus. J’inscris la CCC à mon programme 2007 avec le Tour de la Vanoise en prépa. Tout s’est enchaîné ensuite. Le trail est un sport facile à pratiquer en harmonie avec la nature. Pour l’instant j’ai toujours réussi à m’entrainer quelles que soient les contraintes professionnelles ou climatiques.
Romeufontaine Guillaume Beauxis gagne, Thibaut Baronian sur le podium, rentrée en majuscules du team espoir Salomon!
Dimanche 22 janvier autour de Font-Romeu. Le 25 km dames et 40 km hommes de la Romeufontaine ont ouvert sous le soleil la National Trail Running Cup Salomon / Endurance Mag 2012. 1300 trailers étaient au départ. Le parcours homme a été raccourci à 35 km pour raison de sécurité. Il était très technique avec une succession ininterrompue de montées et descentes. Sa difficulté a encore été accrue par une neige souvent croûtée et parfois glacée qui a provoqué de nombreuses chutes dont celle d’Andy Symonds, l’un des favoris.
A mi-course, Guillaume Beauxis, Thibaut Baronian, Oscar Perez Lopez et Renaud Castiglioni se sont retrouvés en tête formant un groupe un peu en accordéon, mais sans se perdre de vue. Vers le 30ème kilomètre Guillaume Beauxis et Thibaut Baronian sont parvenus à se détacher avant d’un peu s’égarer, de perdre environ 45 secondes et de se retrouver avec leurs deux compagnons d’échappée. Au final Guillaume Beauxis, l’emporte de trois secondes devant Oscar Perez Lopez. Thibaut Baronian complète le podium à moins de trente secondes du vainqueur. Renaud Castiglioni et Christophe Malardé prennent la quatrième et cinquième place.
L’Espagnole Judith Casas, prend la première place de ce 35 km devant Valérie Masson et Christelle Casenobe.
Karine Sanson, lauréate de la National Cup 2012 a terminé deuxième du 25 km derrière l’Ariégeoise Cécile Cambus, première féminine en 2011 de l’Ultra-trail d’Andorre et 3ème au championnat de France Sky-running. Nathalie Olasagasti complète le podium. Chez les hommes Sylvain Court, précède l’Espagnol Josep Cuadrat-Besa et Gérald Roux.
Prochaine étape de la National Cup les 4 et 5 février sur le 46 km du Grand Brassac.
Quelques réactions
« Première course et victoire sous les couleurs du team espoir Salomon. Je n’osais pas y penser et ambitionnais un top 5. Sur la fin lorsque j’ai senti qu’Oscar Perez Lopez était sur mes talons j’ai accéléré au maximum. A l’arrivée j’ai pensé à ma famille, mes amis, mon team, leur soutien m’est précieux. » Guillaume Beauxis, team espoir Salomon, Ossun.
«Je suis satisfait de monter sur le podium entouré de deux jeunes. Ils sont l’avenir du trail. » Oscar Perez Lopez team Altecsport.
« Que du bonheur, je ne pensais pas faire si bien. J’ai chuté deux fois dans la dernière descente et j’ai ressenti des crampes à partir du 18 ème kilomètre. Il fallait être très concentré, à l’affut permanent de la bonne trajectoire et s’adapter à des conditions de neige très difficiles et variées. » Thibaut Baronian team espoir Salomon, Haut-Savoyard étudiant kiné à Besançon.
« Je me suis senti un peu moins bien dans les 10 derniers kilomètres mais vu le niveau je ne peux être que satisfait. » Renaud Castiglioni team Altecsport.
« C’est génial, une belle rentrée en matière pour le team espoir Salomon face à une concurrence très relevée et des conditions de course particulièrement difficiles. Guillaume Beauxis et Thibaut Baronian ont été des acteurs majeurs de la course. Ils l’ont décantée puis dynamitée attaquant sans complexe et y mettant la manière. Fabien Nabias, troisième espoir Salomon engagé n’avait pas de bonnes sensations et s’est égaré. Ce n’est que partie remise pour lui ! » Christophe Malardé, coach team espoir Salomon
« Au départ j’étais un peu vide en énergie et ma chute au 5ème kilomètre n’a rien arrangé. Progressivement ma douleur à la hanche s’est atténuée et la forme est revenue. Vers le 30ème km j’étais en sixième position avant de me perdre. L’occasion de faire 5 à 6 km en plus ! Bref, une journée sans, mais cela fait partie du trail.! » Andy Symonds, team Salomon.
« Je ne suis pas une spécialiste de la neige et j’étais plus à l’aise dans les montées que dans les descentes. L’ambiance était sympa et l’organisation très bonne. La National Cup est un de mes gros objectifs de la saison et je serai au départ des trois prochaines étapes. » Cécile Cambus, team Optisport.
« Un bon début de National Cup qui me permet d’engranger beaucoup de points, même si je m’en veux d’avoir attendu le 9ème kilomètre pour mettre des chaînes sous mes chaussures. Entre temps J’ai perdu beaucoup de temps à éviter la chute sur les nombreuses plaques de glace rencontrées. » Karine Sanson, team Bouliac/Salomon,