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Archives pour la catégorie “Champion”

Andy Symonds vainqueur du trail du VentouxDimanche 25 mars le Ventoux, de ses premiers contreforts jusqu’à son sommet, avait mis ses habits de printemps, pour recevoir la dixième édition du trail qui porte son nom. Répartis sur deux distances, plus de 1200 trailers ont été les acteurs de cet anniversaire qui a conjugué performance, rencontre en majuscules avec la nature et ambiance festive.

Le 46 km dame et homme, support de la troisième étape de la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag a été marqué par la domination de l’Espagnole Oihana Kortazar, championne du monde 2011 de skyrunning et de l’Anglais Andy Symonds, vainqueur 2011 des Templiers. Leur course respective se ressemble avec une prise de commande dès les premiers kilomètres suivie d’un cavalier seul et d’une confortable avance jusqu’à l’arrivée.

A noter que tous deux disputaient ce trail pour la première fois ainsi que Julien Navarro, Maxime Durand, deuxièmes homme ex aequo et Corinne Favre, troisième dame. Seule Maud Gobert, deuxième, avait déjà une expérience en compétition sur cette épreuve.

Le top 15 hommes réunit une brochette de trailers au palmarès prestigieux. Au trois premiers s’ajoutent Nicolas Martin, Grégory Vollet, Pascal Giguet, Sébastien Camus, Michel Lanne, Giulano Cavallo, Cyril Ollagnier, François D’Haene, Renaud Rouanet, Fabrice Armand, Cyril Cointre et Cyril Mulot.

Les dames ne sont pas en reste avec un top 10 somptueux : Irina Malejonock, quatrième, Sandra Martin, Maud Combarieu, Karine Sanson, Josiane Piccolet, Sandrine Baron et Emilie Lecomte.

Le 26 km dame est remporté par Nadine Maurizot. Françoise Bonini est deuxième. Audrey et Alevine Gentilhomme partagent la troisième place. Sur la même distance, Bertrand Brochot devance Yvan Bizet et Pascal Mouchague. Jean Paul Battesti et Tristan Calamita se classent quatrième et cinquième.

Prochaine étape de la National Cup le 1 avril sur le 38 km dames et hommes du Lyon Urban trail.

Réactions à chaud à l’arrivée du trail du Ventoux

Un nombre impressionnant de cailloux

« C’était mon premier trail en France. J’ai trouvé l’ambiance très sympathique avec un public nombreux et généreux dans ses encouragements. En skyrunning je suis habituée à des distances autour de 30 km et j’ai trouvé le parcours agréable mais très long. Le début de la descente était technique et demandait beaucoup d’attention avec un nombre impressionnant de cailloux. »
Oihana Kortazar, team Salomon Espagne, première du 46 km.

Un niveau de coupe du monde de skyrunning
« Il faisait assez chaud. Je suis satisfaite de ma rentrée face à un très haut niveau comparable à une coupe du monde de skyrunning. J’aime bien lorsque la concurrence est sévère. J’ai encore des crampes sur un de mes pieds opéré et essaye de pas y penser. Pour le moment je cours sur des séances d’une heure. Comme d’habitude je vais essayer de monter progressivement en puissance. »
Maud Gobert, team Adidas, deuxième du 46 km

Une parenthèse entre deux classiques de ski alpinisme.

« Heureuse de cette parenthèse trail après la Pierra Menta et avant le Grand Béal le week-end prochain. Pas de problème particulier. J’ai géré ma course avec mon potentiel du moment et un gros déficit sur les longues distances, mais je n’étais pas la seule ! Maud m’a doublé à 4 km de l’arrivée. C’est une excellente descendeuse. »
Corinne Favre, team Lafuma, troisième du 40 km.

Pour les trois ans de mon fils

« Dimanche, je suis parti à une allure que je pensais pouvoir gérer pendant quatre heures. Je prévoyais que plusieurs coureurs attaqueraient la montée à bloc, mais tout le monde a été raisonnable. En arrivant seul en tête au sommet je ne connaissais pas mon avance, mais ne voyant personne derrière moi, j’étais relax et j’ai profité du paysage et du gros soleil. Au ravitaillement près du Chalet-Reynard j’ai eu le plaisir de retrouver ma famille et mon fils qui m’attendait avec deux gels dans les mains ! Nous avons fêté ses trois ans le jour du trail. Je ne voulais pas le décevoir. Il fallait être devant !

Sur les derniers 20 km j’avais encore les jambes en très bon état et j’ai éprouvé un gros plaisir sur les petits sentiers et sur les belles descentes que j’affectionne. Mon but était de me faire plaisir sur une superbe course, une des meilleures du Sud de la France. Au final, objectif réussi. Pour cela je remercie l’organisation, la météo et… mes jambes !

J’habite à Châteaurenard, près du Ventoux. Je pourrais presque me considérer du coin. J’ai été très bien accueilli, surtout dans le monde du trail. C’est vraiment un milieu qui attire des gens sympathiques, même lorsque mon pays gagne la France au rugby ! »


Andy Symonds, team Salomon, premier du 46 km.

Un podium après une victoire

« J’ai gagné en février le Grand Brassac, deuxième étape de la National Cup. Cette fois-ci je termine deuxième ex-aequo. Je ne peux être que satisfait ! J’ai bien aimé les passages sur les crêtes. La descente vers l’arrivée entrecoupée de remontées était difficile. Nous avons un moment évolué avec Grégory Vollet en deux et troisième position. Julien Navarro nous a rejoint à environ 1 km du sommet. Sur le retour vers Bédoin nous avons conservé un bon rythme et nous nous sommes retrouvés à deux. »

Maxime Durand, team Inov8, deuxième ex aequo 46 km.

Souvent on regardait derrière.

« Nous avons décidé avec Maxime, 7 à 8 km avant l’arrivée, de ne pas disputer le sprint après avoir constaté que nos écarts étaient toujours limités à quelques mètres. J’avoue que souvent on regardait derrière pour vérifier si personne ne revenait sur nous. Depuis ma troisième place en février sur le Snow trail Ubaye Salomon j’ai participé à aucun trail. Ce podium au Ventoux me satisfait pleinement. »
Julien Navarro, team New Balance, deuxième ex aequo 46 km.

Oihana Kortazar

Résultats trail du Ventoux Ergysport

26 kilomètres trail du Ventoux

Dames : 1 Nadine Maurizot, Mazan, 03:12:03.57. 2 Françoise Bonini, Saint-Christol, 03:13:47.91. 3 Audrey et Aveline Gentilhomme, 54ème RT, 03:18:46.76. 5 Barbara Buatois, team Vieux Campeur, 03:23:33.90.

Hommes : 1 Bertrand Brochot, Le Thor, 02:06:58.42. 2 Yvan Bizet, EAMYA, 02:07:17.19. 3 Pascal Mouchague, Traid Bouliac SP, 02:12:23.65. 4 Jean Paul Battesti, team Altecsport, 02:14:37.74. 5 Tristan Calamita, Berre, 02:17:11.54.

46 km trail du Ventoux

Dames : 1 Oihana Kortazar, team Salomon Espagne, 04:51:20.12. 2 Maud Gobert, team Adidas, 05:07:59.83. 3 Corinne Favre, team Lafuma, 05:10:31.29. 4 Irina Malejonock, Valbelle, 05:12:48.20. 5 Sandra Martin, Altecsport, 05:19:11.90. 6 Maud Combarieu, team Raidlight/Hoka, 05:29:44.79. 7 Karine Sanson, team Salomon Bouliac SP, 05:38:34.88. 8 Josiane Piccolet, Elan Voglanais, 05:39:58.37. 9 Sandrine Baron, team Endurance Shop Toulon, 05:41:46.72. 10 Emilie Lecomte, team Trail Quechua, 05:48:17.27.

Hommes : 1 Andy Symonds, team Salomon, 03:59:18.97. 2 ex Maxime Durand, team Inov8, 04:09:44.35 et Julien Navaro, team New Balance, 04:09:44.36. 4 Nicolas Martin, team Sigvaris trail, 04:12:15.59. 5 Grégory Vollet, team Salomon, 04:12:32.84. 6 Pascal Giguet, team Scott-Odlo-Les-Saisies, 04:18:35.05. 7 Sébastien Camus, team Garmin, 04:19:44.45. 8 Michel Lanne, team Salomon, 04:20:59.35. 9 Giulano Cavallo, team Salomon Italie, 04:22:42.15. 10 Cyril Ollagnier, team Esprit course Avignon, 04:24:19.66. 11 François D’Haene, team Salomon, 04:26:49.71. 12 Renaud Rouanet, team Lafuma, 04:31:11.00. 13 Fabrice Armand, team Salomon Réunion, 04:31:51.93. 14 Cyril Cointre, team Raidlight, 04:31:52.93. 15 Cyril Mulot, EAMYA, 04:34:11.81.

Photos et texte : Robert Goin

le trail du Ventoux

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Andy Symonds entrainement trail VentouxDimanche 25 mars premier gros rendez-vous de la saison pour l’Anglais Andy Symonds, team Salomon sur le 46 km du trail du Ventoux Ergysport. Depuis son arrivée en juillet 2011 à Châteaurenard à 50 km du pied du Ventoux il court une ou deux fois par mois sur les pentes du Géant de Provence.

« C’est le seul endroit près de chez moi où je peux enchaîner de la montée pendant 80 minutes. Cela fait du bien aux cuisses de temps en temps ! »

Andy Symonds, comme beaucoup de Britanniques a découvert le Ventoux à travers le Tour de France et a été marqué par la mort de Tommy Simpson dans l’étape 1967 à quelques kilomètres de son sommet.

« J’ai rencontré cette montagne pour la première fois en lisant Mr Tom, The true story of Tom Simpson de Chris Sidwells, un super récit de sa tragique carrière de cycliste. »

Andy Symonds entend parler du trail du Ventoux en 2009 suite à la victoire de son copain Tom Owens.

« Il était venu passer une semaine avec les athlètes de Salomon à Bédoin. Il avait tellement aimé le coin qu’il a fini par faire une énorme semaine d’entraînement juste avant la course ! Il est donc parti sur le semi et a changé son avis au moment où les deux parcours se séparent. Finalement il a gagné sur les 46 km et il s’est bien fait plaisir ! Je n’ai pas prévu cette année de faire la même préparation que Tom Owens! »

Premières foulées dès 2010

En 2010, Andy Symonds participe au même stage à Bédoin. Il découvre en courant les versants du Ventoux, mais ne peut pas courir le trail car il avait organisé une fête en Ecosse le même week-end.

« De toute façon je voulais vraiment profiter de la semaine d’entrainement, sans être aussi fou que Tom ! Ce qui m’a marqué c’était la quantité de sentiers. Il y en a vraiment partout sur le Ventoux ! Nous avons eu du très beau temps toute la semaine, je me suis entrainé à fond avec Ricky Lightfoot, Salomon UK et la fois où on a été au sommet il faisait tellement chaud qu’on était torse nu, enfin uniquement les Anglais ! j’ai pu apprécier qu’il ne s’agissait pas seulement d’une montagne avec une bonne route pour les cyclistes, mais aussi un super terrain de jeu pour des trailers, randonneurs et vététistes. Les trois quarts de la montagne résident en dessous du cap pierreux. Un environnement complètement différent avec un labyrinthe de sentiers et chemins qui zigzaguent dans les bois, et de nombreux paysages super sympas à découvrir tout en bas des versants, avec des gorges par endroits. »

Un parcours exigeant et agréable

Depuis quelques semaines Andy Symonds dans le cadre de sa préparation du trail du Ventoux a travaillé d’abord son endurance avec une longue sortie par semaine dont deux sur le parcours du trail et puis le cardio, avec deux séances un peu rapides hebdomadaires, une en côte et une plutôt sur du plat. Pour les 5 à 6 jours qui précèdent le départ il privilégie des petits footings de 20 à 30 minutes, pour que ses jambes absorbent un maximum d’énergie.

« J’aime la diversité du 46 km, ses inclinaisons rapides, bonnes montées raides, où il vaut mieux marcher un petit peu, ses sections rocheuses sur le calcaire fracturé, ses bouts de gros chemins rapides et ses petits sentiers qui tournent à droite et à gauche dans les bois du bas. La course va certainement partir assez vite, mais au bout d’une demi-heure il y a de quoi pour ralentir les bolides. En ayant maintenant une assez bonne connaissance du parcours entier, je sais qu’il vaut mieux garder un peu de stock pour la deuxième moitié. Le sommet n’est en fait même pas à mi-chemin et il ne reste pas que de la descente à faire non plus. Il faut donc des cuisses un peu costaudes pour ce trail. J’ai hâte d’être au 25 mars et de tester ma forme 2012 sur ce parcours exigeant mais en même temps très agréable. Faire de la course à pied est un choix qu’on peut prendre ou éviter ! Si je cours c’est pour me faire plaisir, et non pas pour me stresser. J’aimerais bien sur gagner ce trail. Il contient un peu de tout et je pense que c’est cela qui me donne mes meilleures chances. Ce trail intervient tôt dans l’année et ce ne sera pas non plus la fin du monde si je ne finis pas en haut du podium. Il me restera de toutes les façons beaucoup d’autres occasions en 2012. »

Les ingrédients d’un succès

Serge Jaulin annonce un plateau prestigieux pour cette dixième édition. Andy Symonds à son idée sur l’attractivité du trail du Ventoux.

« Le Ventoux est une montagne un peu unique. Tout le monde a envie d’aller voir à quoi elle ressemble et plus particulièrement de découvrir ce que c’est ce trail sur ses versants. A dix ans d’âge cette course est devenue très populaire parmi les coureurs français et à l’international. Il suffit de voir la vitesse à laquelle les inscriptions sont prises pour s’en rendre compte. Le fait que ce trail soit une étape de la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag contribue aussi à son succès. »

trailduventoux.com et www.andysymonds.blogspot.com

Les grandes pointures annoncées :

Dames : Maud Gobert, Oihana Kortazar, Irina Malejonock, Corinne Favre, Sandra Martin, Sonia Furtado, Karine Sanson, Maud Combarieu, Josiane Piccolet, Emilie Lecomte, Caroline Freslon-Bette, Sandrine Motto Ros, Sandrine Baron, Christine Grosjean…
Hommes : Christophe Jacquerod, Vincent Delebarre, Andy Symonds, Julien Rancon, Guillaume Le Normand, Serge Barthès, Fabien Nabias, Maxime Durand, Aurélien Brun, Guillaume Beauxis, Mickael Pasero, Laurent Deramchi, Pascal Guiguet, Michel Lanne, François D’Haene, Antoine Guillon, Sébastien et Sylvain Camus, Nicolas Martin, Christophe Assailly, Alexis Traub, Ugo et Jean Paul Batesti, Christophe Assailly, Charles Dubouloz, Renaud Rouanet, Matteo Ghezz, Fabio Menino, Cyril Cointre, Julien Navarro, Ludovic Pommeret, Cyril Cointre, Raphaël Grisel, Cristiano Campestrin, Marco Zarantonello, Lorenzo Trincheri, Fabrice Armand, Didier Mussard, Guillaume Bernardin, David Kimeby, Grégory Vollet, Laurent Brochard…

Photos et textes : Robert Goin prises le 14 mars lors du dernier long entraînement d’Andy Symonds sur le Ventoux avant le trail.

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semi-marathon de paris 2012Pas de chance côté météo pour ce semi-marathon de Paris 2012… Alors que le temps avait été clément ces derniers jours, il faisait gris mais bon… ça aurait pu être pire !

C’est le Kenyan Biwott Stanley qui l’emporte chez les hommes en battant le record de l’épreuve en 59 minutes et 44 secondes. Il efface ainsi l’ancien temps de référence de 1h00m26s, qui datait de 2007.

Chez les femmes, Pauline Njeri remporte l’épreuve en 1 heure, 7 minutes et 55 secondes. Elle améliore ainsi le record précédent de plus de 30 secondes.

Et les widistes ?

Résultats du semi-marathon de Paris 2012 chez les hommes

  1. Biwott Stanley (Kenya) : 59’44
  2. Bernard Koech (Kenya) 60’06
  3. Reuben Limaa (Kenya) 60’57

Résultats du semi-marathon de Paris 2012 chez les femmes

  1. Pauline Njeri (Kenya) : 67’55
  2. Peninah Arusei (Kenya) 68’12
  3. Sarah Jepchirch (Kenya) 68’34

Les résultats complets du semi-marathon de Paris 2012 par nom ou n° de dossard

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Cette semaine c’est Andy Symonds qui est à l’honneur !

Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Andy Symonds est né le 28 avril 1981 à Manchester. Ingénieur en energies renouvelables chez Eole-Res, il réside à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône.

Tes victoires ?
2012
Drailles de la Galinette.
Snow Trail Ubaye Salomon.
Trail de Glanum.
2011
Les Templiers.
Hivernatrail.
Husky Guillestre trail.
La Ronde du Terroir.

2010
Silent Valley, Irlande, championnats Britanniques.
Lowe Alpine Mountain Marathon, Glen Fyne, Ecosse, avec Joe Symonds.
Glen Rosa Fell Race, championnats Ecossais.
Orobie SkyRaid, Italie, avec Tom Owens et Ricky Lightfoot.
Transalpine Run, avec Tom Owens.
Original Mountain Marathon, Dartmoor, Angleterre, avec Joe Symonds.

2009
Clachnaben, championnats Ecossais.
Lowe Alpine Mountain Marathon, Kintail, Ecosse, avec Jethro Lennox.
Loch Lochy Munros, Ecosse.
Ben Rinnes Hill Race, Ecosse.
Björkliden Arctic Mountain Marathon, Suède, avec Jethro Lennox.
Transalpine Run, avec Tom Owens.
Scottish Long Classics, série de courses de montagne sur longues distances.

Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?
A l’école et jusqu’à 16 ans j’ai fait beaucoup de rugby et du cross, deux sports obligatoires. J’ai bien aimé sortir sous la pluie sur des parcours boueux. D’autres élèves prenaient moins de plaisir ! Hors compétition je pratique occasionnellement le vtt, vélo de route et la randonnée en famille, souvent avec mon enfant de 17 kg sur le dos !

Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?
Pour entre honnête, j’ai un peu de mal avec le mot trail, un terme très peu utilisé au Royaume-Uni. Je serais donc tenté de dire que ma première course de pur trail a été les Templiers en 2011. Avant mon arrivée en France, je pratiquais ce que j’appelle les « fell races », des courses sur montagne et le cross. J’aime surtout passer du temps dehors et découvrir des nouveaux endroits.

En trail, tu préfères quels distance et terrains ?
J’aime les parcours les plus montagneux et les plus techniques possibles. S’il y a un peu d’escalade tant mieux ! Mais en même temps j’ai envie de varier mes courses afin de voir des choses différentes. Chemins secs, terrain boueux, neige, un peu de tout. Avec mes origines dans le nord ouest de l’Angleterre je pense que je suis devenu pas mal à l’aise dans la boue, ce qui n’est pas très utile pour courir en Provence !

Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?
Un mélange d’envie de découvrir de nouveaux paysages et de réaliser la meilleure performance possible. Pour gagner il faut être complètement motivé, mais en même temps rester tranquille en soi-même. Je me sens meilleur quand je prends vraiment du plaisir dans une course et c’est là où je sors mes meilleurs résultats. Je redoute que mes jambes soient dans une mauvaise journée. Cela peut arriver à n’importe quel athlète de temps en temps.

Tes points forts et faibles ?
Je me considère plutôt fort dans les parties techniques et les descentes et perfectible dans les montées. C’est une chose à travailler cette année. Sur les distances, je ne sais honnêtement pas celles qui me conviennent le mieux. Peut-être les longs parcours, mais je ne me suis jamais vraiment entraîné pour plus que 40 km. Donc à voir dans le futur. Pour le moment, je me concentre sur les distances de 30 à 50 km.

Ton plus beau chemin couru, tes joies et déceptions ?
Côté chemin celui de la version ouest du Transalpine Run est pas mal ! L’une de mes grandes joies a été de pouvoir courir à nouveau après 9 mois de blessure en 2011. Grosse déception en 2003. Lors des mondiaux de montagne, j’ai perdu la peau sous mes deux pieds. Une grande souffrance et une frustration car sinon j’aurais bien fini.

Ta grande rencontre sur le plan humain, ta course préférée et rêve de record ?
Les rencontres les plus importantes dans ma vie sont personnelles. Celle avec ma femme, Carole et le bonheur au quotidien de voir grandir nos enfants : Elliot, bientôt 3 ans et Léonie, 7 mois.
Je n’ai pas encore de course préférée. Je prends plaisir à varier mon calendrier et à découvrir des nouveaux parcours. Cependant les Sky Races Italiennes, tel que Canazei, Grigne, Luglio… m’attirent beaucoup. Je rêve un jour, peut-être de parcourir toutes les montagnes d’Europe en une seule boucle !

Ton bilan 2011 ?
Mon objectif 2011 est vite devenu mon souci de me remettre d’une blessure au genou. Une fois réparé, courant juillet, j’étais au départ des Templiers. Je suis bien sûr très content de ma victoire, mais j’aurais bien aimé faire plus qu’une seule grosse course dans l’année ! En fin de compte j’ai couru quatre courses et obtenu quatre victoires. Finalement cela aurait pu être pire !

Ton calendrier 2012 ?
En 2012 je me concentre sur le trail français en ajoutant une ou deux belles courses dans les Alpes et sans doute les Pyrénées. Je participerai à des étapes de la National Trail Running Cup Salomon Endurance Mag et de la série d’Ultra SkyMarathon, en rajoutant d’autres trails qui m’inspireront. Mon but est de découvrir de nouvelles courses avec une bonne variation de profils. Parmi mes choix je peux citer les trails du Ventoux, de Sainte-Victoire, le Transvulcania, le Marathon du Mont-Blanc, l’Ubaye Salomon, Kima et les Templiers.

Tes données physiologiques ?
1,81 m, 61 kg, le matin, sans full english breakfast ! FCB / FCM : environ 35 à 185 bpm.

Ton entraînement, fréquence, contenu, motivation ?
Je cours normalement tous les jours de la semaine avec des journées de repos lors des compétitions ou récupérations. Jusqu’à maintenant j’ai travaillé à temps plein dans une société d’énergie renouvelable et souvent je me sers, comme entraînement, de mon trajet de 13 à 15 km entre mon domicile et mon travail en alternant vélo et course à pied.
J’estime mon total annuel à environ 300 à 400 heures, 5000 km, 5 à 100000 m de dénivelé, mais il faudrait que j’en fasse un peu plus, surtout en dénivelé !
Mon entraînement est varié et ciblé en fonction des courses visées. Le week-end j’emprunte assez souvent les sentiers des Alpilles, du Lubéron et du Ventoux, alors qu’en semaine je ne cours quasiment que sur du plat. Je n’ai pas d’entraineur, mais je sais que je peux demander des conseils fiables à mon père et à mon frère si je veux un avis externe. Je cours le plus souvent seul, ce n’est pas par préférence, mais simplement plus facile à organiser.

Ta diététique ?
C’est important de bien manger, car c’est à partir de ce qu’on met dans la bouche qu’est produite notre énergie. En même temps il faut se faire plaisir, et je ne vais pas passer ma vie à me priver de ce que j’aime, ce n’est pas le but. Je mange un peu de tout, j’adore surtout la nourriture indienne et mexicaine et si l’on regardait dans mon tiroir du bureau on trouverait toujours une bonne réserve de chocolat noir, essentiel pour le niveau de fer ! Comme pour mes courses, j’aime la variété sans trop prendre d’habitudes au quotidien.
Par contre, la veille d’une course je donne la priorité à ce qui se digère bien. Une bonne assiette de pâtes est classique, mais reste une bonne base. Pendant la course, surtout s’il s’agit d’une épreuve qui dure quelques heures, c’est très important de maintenir le niveau d’énergie et de rester suffisamment hydraté avec des liquides et sels du début à la fin. Je préfère ne pas trop perdre de temps en ravitaillement mais en même temps, j’évite de m’ajouter trop de poids supplémentaire. Les softflasks sont excellents de ce point de vue et il y a facilement la place dans la pochette des shorts Exo pour un softflask de 247 ml et 2 à 3 gels. C’est assez pour une à deux heures de course, selon les conditions.
Cette année je suis sponsorisé par GO2. Ils me fournissent en nutrition sportive et avec leur vaste gamme de produits je suis bien équipé. En compétition, j’utilise surtout des gels. Pour des longues sorties d’entrainement, je prends des boissons et pour la récupération des barres en protéine. Je n’oublie pas non plus des boissons énergétiques pour des sorties au soleil, une chose dont je n’avais pas besoin en Grande-Bretagne !

Tes raisons de choix Salomon, et rapport avec le matériel utilisé ?
Salomon propose des supers produits adaptés au trail et à la montagne. C’est une marque qui offre tout ce qu’il faut pour bien courir dans n’importe quelles conditions. En priorité je recherche la légèreté et le confort. Les chaussures, c’est la base. Du coup je suis un grand fan des FellCross et des SpeedCross. Depuis deux ans je me suis investi dans le développement de la FellCross S-Lab, avec Ricky Lightfoot, Salomon Royaume-Uni. C’est un travail très intéressant, avec, je pense, un produit superbe à la fin.
Je viens de mettre en place avec mon entreprise Eole-Res un accord de sponsoring. Il me permet un meilleur équilibre entre temps de travail, entraînements et vie familiale. Je vais bientôt avoir une fenêtre au milieu de la semaine pour sortir dans les montagnes. Je devrais ainsi pouvoir rapidement m’améliorer en montée, pas d’excuses ! GO2, et AltecSport, vente par internet de matériel de course à pied, sont également mes partenaires 2012.

Ton regard sur l’essor du trail, son organisation ?
S’il y a davantage de personnes en-dehors et sur les sentiers du monde c’est forcement une bonne chose. L’avenir du trail est très prometteur. Ce qui est important c’est que le trail offre une bonne variété de courses, afin de répondre au goût de chacun. En même temps il doit garder au maximum son esprit de nature et éviter le goudron et les trop larges chemins. Les meilleures courses explorent des endroits difficilement accessibles autrement qu’à pied et elles franchissent les sommets des véritables montagnes.
C’est vrai que l’univers de la course en nature serait peut-être moins confus et mieux réglé avec une seule association regroupant tout, l’opposé de la situation actuelle. Cependant il est impératif d’éviter l’imposition de règles qui pourraient engendrer une régulation du sport similaire à que ce qu’on a vu dans les championnats du monde de « course de montagne ». Organisés par le WMRA, ces championnats ont souvent des parcours qui ressemblent de plus en plus à des cross vallonnés, empruntant des parcs en ville et ils n’ont jamais lieu sur des montagnes. Ce qui n’enlève rien au respect que je porte à celles et ceux qui représentent leurs pays lors de ces championnats. Le niveau est vraiment impressionnant. Ce n’est juste pas de la vraie montagne !

Le trail running discipline olympique ?
Oui, le trail correspond mieux aux origines olympiques « Citius, Altius, Fortius ! » que certains autres sports qui en font partie. Les marathons n’ont pas toujours été courus sur du macadam tout plat, lisse et droit ! Mais, comme je l’évoquais ci-dessus, il faudrait laisser le sport dans son format actuel, sans ajout de règles spécifiques genre « pas plus de tant de pente sur tant de distance… » Pourquoi pas une Sky Race avec des sections de Via Ferrata au J O ? Je pense que le grand public prendrait plaisir à voir cela à la télévision!

Les primes de courses, la professionnalisation ?
Pour moi c’est cent pour cent normal que l’argent soit présent dans un sport populaire. Dans de nombreuses courses de trail on voit des milliers de personnes s’inscrire, des grandes marques attirées en sponsoring et une médiatisation importante. De plus en plus souvent, les organisateurs en tirent un salaire. Même si l’esprit du trail running reste très simple, ce n’est plus seulement un sport de bénévoles. Il est donc naturel qu’avec tout l’argent qui gravite autour, une partie aille aux sportifs. Après tout c’est souvent eux qui font le plus de travail. Je dis tout cela, mais quand j’ai commencé à courir l’argent n’a jamais été l’objectif dans mes choix, sinon j’aurais choisi un autre sport. Aujourd’hui, s’il n’y avait aucun sou dans le trail running, cela ne changerait pas le fait que je courre ni que je fasse des compétitions, mais c’est clair que je voyagerais moins et j’aurais des chaussures plus vieilles et les vêtements moins bien !

Tes conseils à un trailer, message à faire passer ?
Sortir et courir, c’est agréable. La priorité reste de prendre du plaisir dans ce que l’on fait, c’est le but du jeu.

Ton temps libre, loisir, autres passions ?
Avec deux jeunes enfants je passe beaucoup de mon temps hors boulot, compétition et entraînement avec ma famille. On aime voyager, camper, se balader. J’aime bien rouler un peu en VTT de temps en temps et prendre du temps à cuisiner et à bien manger le soir. J’aime aussi beaucoup écouter de la musique, mais très rarement quand je cours. Par contre j’ai tendance à mettre un peu la radio et des podcasts pour mes trajets à pied ou vélo entre maison et travail.

Les champions que tu admires ?
Le coureur que j’admire le plus est mon père. Il a été le premier à faire toutes les montagnes du Royaume Uni d’affilée, et il court toujours, quand il n’est pas en train de traverser divers pays à vélo avec ma mère. Tous sports confondus, j’admire Bradely Wiggins. Issu de la piste, il rivalise avec les meilleurs européens sur le Tour de France. Il montre également que c’est toute à fait possible d’arriver à ce niveau sans se doper, mais avec une pure détermination.
Je n’ai aucun regret vis-à-vis de mon choix de sport, mais c’est clair que si j’avais l’option d’être champion du monde de foot, prendre la retraite à 25 ans et ensuite me retourner vers la course à pied, ce ne serait pas si mal comme parcours de carrière !

Et si tu étais une montagne et chemin ?
Si j’étais une montagne je choisirais l’Inaccessible Pinnacle sur l’Isle de Skye en Ecosse. Comme cela j’aurais une belle vue d’une crête superbe et l’odeur de Talisker, un bon whisky, qui monte de la vallée.
Si j’étais un chemin je me répandrais partout où sont les grosses routes, afin que tout le monde soit obligé de se déplacer autrement qu’en voiture !

Vous pouvez suivre les aventures d’Andy Symonds via son blog, facebook ou twitter :

Textes et Photos Robert Goin

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Thibaut Baronian team salomon

Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Thibaut Baronian né le 12 janvier 1989 à Ambilly, fait partie du quatuor team espoir. Il est en dernière année d’étude de kiné à Besançon.

Ton palmarès ?

2012 :

  • Troisième scratch 35 km Romeufontaine.

2010 :

Vainqueur

  • Scratch, 4 km, Verticale du Mole.
  • Espoir 20 km trail de la source du Doubs.
  • Espoir 42 km Maratrail Faverges.

Deuxième

  • Scratch, 18 km Rêverot’trail.
  • Espoir 28 km trail des forts Grand Besançon.

2011 :

Vainqueur

  • Scratch, 4 km, Verticale du Mole avec nouveau record sur l’épreuve.
  • Espoir 28 km trail des forts Grand Besançon.
  • Espoir, 18 km Rêverot’trail.
  • Espoir, 42,195 km Marathon du Mont-Blanc.
  • Espoir, 63 km, Tour des Fiz.
  • Espoir 68 km, Saintélyon.

Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?

J’ai pratiqué le ski de fond en compétition pendant 10 ans. Licencié au Ski-Club Nordique du Pays Rochois, j’ai intégré le comité régional de ski du Mont Blanc, puis l’équipe de France de ski espoir. J’ai ensuite décidé de tout arrêter pour pouvoir me consacrer pleinement à mes études. J’ai aussi pratiqué durant deux ans le cyclisme sur route en compétition. Dès que j’en ai la possibilité, je continue l’hiver à faire du ski de fond et en été pas mal de vélo de route et un peu de badminton avec les potes.

Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?

Lors des entraînements pour le ski, nous faisions beaucoup de course à pied, avec ou sans chrono, hors bitume et de marche en montagne. J’y prenais déjà beaucoup de plaisir. C’est pour cela que j’ai choisi de revenir à la course quand j’en ai eu l’occasion, après mon entrée à l’école de kiné. C’est un effort qui est finalement proche de celui du ski.
Premier trail en avril 2010 avec le 18 km du Rêverot Trail à Pierrefontaine-les-Varans dans le Doubs. Je suis deuxième au scratch, une surprise !
Dans le trail j’apprécie la liberté du choix du terrain, du lieu, des coureurs qui t’accompagnent ou pas, le plaisir de pouvoir partager avec de nombreuses personnes la discipline. L’équilibre entre une part de solitude et une part de partage. On ne dépend de pas grand-chose, juste d’un short, d’un tee shirt et d’une paire de chaussures ! J’adore !

En trail, tu préfères quels distances et terrains ?

Le kilomètre vertical ressemble énormément à l’effort du ski de fond, ce qui me convient plutôt bien, même si ce n’est pas la discipline que j’affectionne le plus. Je préfère la course de moyenne distance. Un effort ni trop long ni trop court, donc pas trop rapide. Il faut être à la fois endurant et véloce, négocier pas mal de changements de rythme, avec une gestion de course qui prend de l’importance et accessible à de nombreux coureurs. J’aime Les bosses, et les parties techniques. Les conditions extrêmes, comme en ski, me réussissent bien aussi !

Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?

Je suis un compétiteur, c’est sûr. Mais je ne me prends pas la tête ! Je recherche un peu tout quand je vais sur une course : me faire plaisir en courant, profiter et découvrir de nouveaux paysages, me régaler quoi ! Mais je ne cache pas que pour moi, le plaisir passe aussi par la performance. Je ne pense pas être stressé et renfermé à l’approche d’une course, mais plutôt relax, même si j’essaie de faire le « métier » au maximum comme on dit dans le jargon !
Je ne redoute pas forcement une chose en particulier. J’aime les courses difficiles, j’aime souffrir, ça ne me fait pas peur !

Tes points forts et faibles ?

Je me sens le plus fort sur les parcours entre 30 et 50 km, type Maratrail. Je suis à l’aise sur les tracés « casse pattes », avec les bosses et des relances. J’adore la montée ! Encore un peu de travail en descente ne me fera pas de mal. Je n’aime pas de trop le bitume !

Ton plus beau chemin couru, tes joies et déceptions ?

J’ai passé de super moments sur toutes mes courses mais un encore plus intense à l’arrivée du Marathon du Mont Blanc, après avoir traversé mon plus beau chemin sur lequel j’ai couru : Le sommet de l’Aiguille des Posettes.
Même si je ne suis pas quelqu’un qui montre beaucoup sa joie, j’ai été agréablement marqué cette année par ma sélection Salomon.
Pas encore de grosse déception en trail ! J’ai vécu ma plus grande souffrance cet été sur le GR20 lors de mon avant dernière étape avec 17 kg sur le dos, une chaleur à mourir, plus d’eau, une très longue solitude et la fatigue. J’ai rarement été dans cet état !
J’ai appris à relativiser un échec, repartir et rebondir ! Ce que j’ai toujours su faire sur les skis !

Ta grande rencontre sur le plan humain, ta course préférée et rêve de record ?

J’ai plusieurs rencontres en tête, mais une petite pensée à mes potes du team Endurance Shop Besançon et notamment à Sébastien Jouanneau qui est un mec génial. Je n’ai pas beaucoup couru depuis mon début dans le trail, mais j’ai un petit faible cette année pour le Marathon du Mont Blanc. A long terme, je me verrais bien sur la Diagonale des Fous et l’UTMB ! Mais le chemin est encore long, il y a de bien belles courses avant !

Ton bilan 2011 ?

Une année test pour moi, au sein du team Endurance Shop Besançon. Pas d’obligation « résultat » en début de saison. J’avais pour priorité de gagner en endurance, en puissance, acquérir de l’expérience, me faire plaisir. Au fil des mois j’ai revu mes objectifs à la hausse vu que ça marchait pas mal. Ma sélection team Salomon est devenue prioritaire tout en visant un résultat personnalisé sur chaque course : top 5, 10, 20… Je suis entièrement satisfait de ma saison 2011. J’ai été en constante progression, j’ai pu courir sur tous les types de parcours, je me suis fait énormément plaisir et j’ai atteint mes objectifs sur chaque course.

Ton calendrier 2012 ?

Cette année, priorité à la National Trail Running Cup Salomon / Endurance Mag. Il y de super courses et de nombreuses qui me correspondent, avec pas mal de bosses. Remonter sur la boîte, comme j’ai pu le faire sur la première étape, serait une belle récompense !
Je vise en particulier le Marathon du Mont Blanc. Ma 8ème place de l’an dernier m’a vraiment fait prendre conscience que c’est sur ce type de parcours que je pouvais être fort. C’est une course qui attire beaucoup de monde, les places vont être chères encore une fois. Avec les potes du team et Christophe Malardé notre coach, on préparera surement la course un week-end sur Barcelonnette.

Tes données physiologiques ?

1,75 m, 63 kg, FCB / FCM 45/203, VO2 max 90.

Ton entraînement, fréquence, contenu, motivation ?

Je fais en moyenne 4 à 5 séances par semaine. Je suis encore étudiant cette année, du coup je m’organise différemment d’une semaine à l’autre, suivant mon programme, mon emploi du temps, les stages et les examens. Sans compter les séances statiques type musculation. D’après mon GPS je cours par an environ 2200 km, 250 heures et 80 000 m D+.
J’essaie de varier un maximum mon programme, en relation bien sûr avec les courses à venir. J’intègre quasi chaque semaine une séance longue et une séance de préparation physique générale (PPG). Le reste est composé d’intervalles training et de séances plus cool. Quand je rentre chez mes parents en Haute-Savoie, J’en profite pour faire plus de dénivelé.
Je pense qu’un coureur complet de trail running doit être capable de passer partout, par tous les temps, sur tous les types de terrains et de courses. Chaque intensité est bonne à travailler, suivant ce que l’on recherche, le stade et le niveau de préparation et les courses visées. J’effectue en début de saison un peu plus souvent des intervalles courts pour travailler la vitesse et des moyens-longs ensuite. Le tout essentiellement sur terrain souple.
Je suis quelqu’un d’assez solitaire et aime m’entrainer seul. Mais ça ne m’empêche pas de courir parfois avec quelques potes du team. La séance de PPG se fait avec mes copains du team Endurance Shop dans une super ambiance et je me régale aussi. J’apprécie beaucoup me retrouver entre athlètes pour des stages, comme on pouvait le faire avec le ski.
Je remercie Christophe Malardé notre entraîneur du team espoir Salomon pour ce qu’il fait et fera pour nous ! C’est une véritable chance de l’avoir à nos côtés. Pour rester motivé, je pense aux courses qui arrivent. Tant que l’envie est là, la motivation suit. Mes résultats 2011 et la Romeufontaine m’ont boosté et j’ai hâte d’en découdre à nouveau !

Ta diététique ?

J’essaie de faire attention, surtout en période de grosses charges d’entrainement et pendant la semaine d’avant course qui est déterminante je pense. Hors course, dans la vie de tous les jours, je mange le plus varié et équilibré possible, je ne suis pas compliqué. Je suis jeune et étudiant, ce n’est pas tous les jours facile de respecter au mieux les règles d’hygiène du parfait sportif. Je l’admets mais je fais de plus en plus attention !

Tes raisons de choix Salomon, et rapport avec le matériel utilisé ?

J’ai toujours utilisé les produits Salomon en course à pied, je les trouve formidables. J’ai eu la chance d’être recruté au sein du team espoir, un vrai bonheur. Je suis heureux de pouvoir représenter la marque.
J’aime beaucoup les chaussures et les sacs S-LAB. Je recherche avant tout un bon compromis pour avoir un produit de course le plus efficace possible. En 2011 j’ai couru le plus souvent avec la S-LAB 4 SoftGround. Je suis devenu fan aussi de la S-Lab Fellcross récemment sortie. J’ai également GO2 pour partenaire enérgétique

Ton regard sur l’essor du trail, son organisation ?

Le trail est en plein boom c’est sûr ! Je pense que la discipline à de belles années à vivre devant elle ! Il y a déjà de nombreuses courses très variées en France, je ne sais pas trop ce que l’on pourrait proposer de plus.
Côté organisation, le trail, c’est compliqué. La discipline n’est pas rattachée à la fédération d’athlétisme, de nombreuses marques ont leur challenge. Changer demande beaucoup de réflexion et de temps. Il serait peut-être bien de pouvoir par exemple désigner des champions régionaux, comme on peut le voir dans d’autres disciplines. J’espère que l’esprit des athlètes et du trail ne changera pas.

Le trail running discipline olympique ?

Bien sûr, ça serai magnifique pour le trail ! Une opportunité pour que la discipline prenne de l’ampleur et soit encore plus médiatisée et reconnue du grand public. Toutes les fédérations et toutes les disciplines rêvent d’être présentes aux J.O.

Les primes de courses, la professionnalisation ?

Dans quels sports médiatisés n’y a-t-il pas de prime ? Pourquoi le trail serait-il une exception ? Certes, l’esprit est très familial, convivial, mais dans d’autres sports de haut niveau aussi ! Je pense que si l’on veut que la discipline « monte » et soit médiatisée, on viendra à la professionnaliser. Pour moi le trail est un sport de haut niveau comme un autre. Je n’en connais guère où il n’y a que des amateurs.

Tes conseils à un trailer, message à faire passer ?

Fais-toi plaisir avant tout ! Conseil spécial pour mes colocataires  « Bois de l’eau, mange du chèvre et garde la pêche » Merci  à Yann Gabet, au team Endurance Shop Besançon et à tous ceux qui me supportent !

Ton temps libre, loisir, autres passions ?

J’aime me retrouver entre amis, écouter de la musique, délirer et danser ! On dit souvent que je suis intenable en cours et dans la colocation avec deux kinés. Nous passons beaucoup de temps ensemble, c’est super sympa. L’école et la course à pied me prennent une grande partie de mon temps.
En musique j’écoute vraiment de tout …Sauf peut-être le métal et hard rock. J’adore la musique française ; Balavoine, Goldman, Claude François, Berger, France Gall et j’en passe. Sinon, en ce moment, j’ai un gros faible pour les Cowboys Fringants, et Doc Gynéco. Sacré mélange et petite pensée « dédicace » pour Léonie !

Les champions que tu admires ?

Je trouve Kilian vraiment impressionnant ! Je n’ai pas vraiment d’idole mais en revanche beaucoup d’admiration pour Roger Federer, son humilité, son fair-play, sa simplicité et son jeu fabuleux.

Aurais-tu aimé être champion dans un autre sport ?

Oui…en ski de fond évidemment !

Si tu étais une montagne, tu serais ?

La Chaudanne ma colline d’entrainement préférée de Besançon et le plateau des Glières lorsque je viens me ressourcer dans ma famille en Haute-Savoie

Si tu étais un chemin, tu serais ?

Un petit chemin de terre, solitaire, en montagne, sur un plateau canadien, enclavé dans une vallée sans fin…

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depart snow trail ubaye salomonSnow trail Ubaye Salomon Corinne Favre et Andy Symonds vainqueurs du 22 km

Les 18 et 19 février, Saint-Paul sur Ubaye a accueilli sous un soleil généreux et sur une neige de bonne qualité, la troisième édition du Winter Ubaye Salomon. De nombreux trailers ont profité du samedi pour zapper sur le domaine nordique entre course à pied, ski de fond et raquettes. Une mise en jambes avant le 9 et 22 km du snow trail Ubaye Salomon du dimanche qui ont réuni 600 trailers. Le 9 km empruntait une piste de ski de fond et avait un profil très roulant. Le 22 km ajoutait à ce tracé une longue montée vers Fouillouse et les fortifications de Plate-Lombarde suivie d’une descente pour retrouver le 9 km.

Dès le départ du 22 kilomètres Corinne Favre, team Lafuma, a pris les commandes de la course dames.
« J’ai pu me libérer que le samedi soir et ne connaissais pas le tracé. Je me suis renseignée auprès de copains trailers pour savoir à quels endroits je devais accélérer. J’ai gardé de l’énergie pour la descente et j’ai été un peu surprise par l’arrivée très roulante. »
Irina Malejonock, ASVA, termine en boulet de canon à moins d’une minute et Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, complète le podium devant l’inusable Josiane Piccolet, Elan Voglanais.

Sur cette distance, Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap et Michel Lanne, team Salomon, ont imposé un rythme très rapide pendant les cinq premiers kilomètres suivis de près par l’Anglais Andy Symonds, team Salomon, Julien Navarro, New Balance et quelques autres. « J’ai préféré débuter la course sur la partie en faux plat montant à mon rythme, affirme Andy Symonds. J’ai rattrapé Laurent au pied de la montée et l’ai suivi jusqu’au sommet. Dans la descente j’ai accéléré et me suis retrouvé seul en tête jusqu’à l’arrivée. J’ai pris beaucoup de plaisir sur le secteur où la pente était forte tout en appréciant la beauté des paysages. L’Ubaye m’a séduit, j’y reviendrai cet été pour le trail Ubaye Salomon.»

Laurent Beuzeboc vainqueur des deux précédentes éditions monte sur la deuxième place du podium. « Andy est une pointure internationale et terminer derrière lui me procure un grand plaisir. J’étais moins à l’aise sur la descente et il semblait très frais. »

Julien Navarro prend la troisième place.
« Mes premiers kilomètres ont été prudents. Septième au kilomètre cinq j’ai réussi à passer au point culminant en troisième position. Dans la descente je n’ai pas réussi à rester collé à Laurent Beuzeboc et j’ai même chuté. »

Le Briançonnais Michel Lanne n’a pas pu exprimer pleinement son talent, n’arrivant pas à dépasser les 160 pulsations/minutes sur les endroits les plus pentus et a souffert de troubles digestifs. Dans la descente il a réussi à revenir sur Pascal Mouchague, traid Bouliac SP et termine quatrième.

Le 9 kilomètres a été dominé par Chantal Baillon team Altecsport
« Je suis partie avec Sandrine et au bout de trois kilomètres elle a décroché. Ce 9 km sur neige était pour moi une première expérience et un test. Je choisirai l’an prochain le 22 km même si j’ai ressenti quelques douleurs aux cuisses. » Sandrine Mottos-Ros, team Tecnica et Julia Rousset, team Okidosport, montent sur le podium.

Pascal Jacques, Caval Pertuis, devance les Haut-Alpins Florian Calamita, et Sébastien Faissole. Habitué aux course sur route Florian Calamita a longtemps fait jeu égal avec Pascal Jacques.

Karine Sanson et Andy Symonds remportent le Challenge Blanc Font-Romeu Vallée de l’Ubaye qui additionne le résultat de la Romeufontaine et du Snow trail Ubaye Salomon.

Les tops 5 Snow Trail Ubaye 2012


Dames :

1 Corinne Favre, team Lafuma, 2 h 12 mn 54 s. 2 Irina Malejonock, ASVA, 2 h 13 mn 51 s. 3 Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, 2 h 20mn 39 s. 4 Josiane Piccolet, Elan Voglanais, 2 h 30 mn 43 s. 5 Danièle Ouzeau, AC Ubaye Barcelonnette, 2 h 32 mn 16 s.

Hommes :
1 Andy Symonds, team Salomon Châteaurenard, 1 h 42 mn 55 s. 2 Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap, 1 h 44 mn 15 s. 3 Julien Navarro, New Balance, 1 h 44 mn 25 s. 4 Michel Lanne, team Salomon, 1 h 46 mn 35 s. 5 Pascal Mouchague, traid Bouliac SP, 1 h 47 mn 7 s.

9 km

Dames : 1 Chantal Baillon, team Altecsport, 39 mn 49 s. 2 Sandrine Motto-Ros, team Tecnica, 40 mn 15 s. 3 Julia Rousset, team Okidosport, 43 mn 57 s. 4 Sonia Dié, Mennecy, 44 mn 43 s. 5 Patricia Molinari, Enchastrayes, 45 min 0 s.

Hommes :
1 Pascal Jacques, Caval Pertuis, 35 mn 42 s. 2 Florian Calamita, Saint Bonnet en Champsaur, 35 mn 54 s. 3 Sébastien Faissole, Gap, 38 mn 4 s. 4 Thomas Angeli, Les Babis de Roublon, 38 mn 6 s. 5 Alexandre Scalon, Bonnieux Run’n Bike, 38 mn 8 s.

22 km
Dames : 1 Corinne Favre, team Lafuma, 2 h 12 mn 54 s. 2 Irina Malejonock, ASVA, 2 h 13 mn 51 s. 3 Karine Sanson, Salomon Bouliac SP, 2 h 20mn 39 s. 4 Josiane Piccolet, Elan Voglanais, 2 h 30 mn 43 s. 5 Danièle Ouzeau, AC Barcelonnette Ubaye, 2 h 32 mn 16 s.

Hommes : 1 Andy Symonds, team Salomon Châteaurenard, 1 h 42 mn 55 s. 2 Laurent Beuzeboc, Ultracimes Gap, 1 h 44 mn 15 s. 3 Julien Navarro, New Balance, 1 h 44 mn 25 s. 4 Michel Lanne, team Salomon, 1 h 46 mn 35 s. 5 Pascal Mouchague, traid Bouliac SP, 1 h 47 mn 7 s.

Classements complets www.snowtrailubayesalomon.com

textes et Photos Robert Goin

Video snow trail Ubaye Salomon

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Andy Symonds

Le carré d’as et les podiums du Snow trail Ubaye Salomon dimanche 19 février à Saint-Paul sur Ubaye

22 km
Dames :

  1. Corinne Favre, team Lafuma, 2h12mn54s.
  2. Irina Malejonock ASVA, 2h13mn51s.
  3. Karine Sanson, team Salomon Bouliac SP, 2h22mn39s.

Hommes :

  1. Andy Symonds, team Salomon, 1h42’55.
  2. Laurent Beuzeboc, team Ultracimes Gap, 1h44’15.
  3. Julien Navarro, team New Balance, 1h44’25

9 km :
Dames :

  1. Chantal Baillon, team Altecsport, 39mn48s.
  2. Sandrine Motto-Ros, team Tecnica, 40mn15s. 2
  3. Julia Rousset, team Okidosport, 43mn57s.

Hommes :

  1. Pascal Jacques, Caval Pertuis, 35mn42s.
  2. Florian Calamita, Saint Bonnet en Champsaur 35mn 54s.
  3. Sébastien Faissole Gap 38mn04.

Lundi matin compte-rendu détaillé
Photos Robert Goin

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Photos JMK Consult

Chaque semaine nous vous proposons de mieux connaître un trailer du team Salomon 2012. Guillaume Beauxis né le 31 janvier 1989 à Tarbes est l’un des quatre sélectionnés dans le team espoir. Technicien Contrôleur, il réside à Ossun dans les Hautes-Pyrénées.

Ton palmarès ?

2012 :

  • Victoire scratch 35 km Romeufontaine.

2011 :

Victoires :

  • Tramassel Hautacam (18 km)
  • Contre la montre du Bédat (18.5 km, record de l’épreuve)
  • Kilian’s Classic (challenge 25 km)
  • Petit Vignemale (45 km)
  • La Caminade (18 km)

Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?

Avant le trail, je faisais du rugby et un peu de musculation. J’ai également pratiqué le ski alpin en compétition jusqu’à l’âge de 14 ans. Depuis tout petit j’allais en montagne avec mes parents en randonnée. Je pratique maintenant le ski alpinisme et en complément pour l’entrainement je fais du vélo et un peu de VTT. Je me découvre une véritable passion pour le ski alpinisme. C’est un sport très complémentaire et très proche du trail running. Il me permet de profiter en hiver de la montagne.
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Michel Lanne préparation snow trail Ubaye

Le snow trail Ubaye Salomon au lieu le 19 février prochain dans la vallée de l’Ubaye (Alpes de Haute-Provence)

Depuis le début de l’année, Michel Lanne, team Salomon, a remporté le trail Blanc de Serre-Chevalier ainsi que la première étape du Snow trail des Ecrins et terminé deuxième de la deuxième étape. Le 19 février il sera à Saint-Paul sur Ubaye au départ du 22 km du Snow trail Ubaye Salomon, avant de participer les 22 et 29 février aux dernières étapes du Snow trail des Ecrins. Le Briançonnais entre deux entraînements sur neige répond à quelques questions.

Objectif sportif sur Snow trail Ubaye Salomon et atouts en trail sur neige ?
Le Snow Trail Ubaye Salomon s’inscrit au milieu d’un gros bloc de travail basé sur la vitesse. J’espère arriver en Ubaye sans être trop fatigué. Si la forme est au rendez-vous, pourquoi ne pas rêver d’un top 5, voire d’un podium. Je suis un amoureux de la saison hivernale. Je prends beaucoup de plaisir à courir ou marcher sur la neige, même si selon les conditions, la progression n’est pas si facile. Avec le temps, j’ai appris à améliorer ma foulée, à rester très souple, à étaler les appuis, à lire le manteau neigeux pour optimiser les foulées en cherchant les zones où la neige est la plus compacte. Souvent, tout cela ne suffit pas et je m’enfonce quand même jusqu’aux genoux. C’est aussi ce qui fait le charme de cette discipline.

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Thomas Lorblanchet pour le team Salomon

Après Julien Chorier et François D’Haene, c’est au tour de Thomas Lorblanchet de nous aider à mieux le connaître. Thomas Lorblanchet, team Salomon, est né le 26 mai 1980 à Clermont-Ferrand. Il réside toujours dans cette ville où il est kiné/ostéo libéral.

Ton palmarès ?

2011 vainqueur

  • 2 ème Templiers
  • 2 ème trail du Ventoux

2010 vainqueur

  • Trail des Templiers
  • Trail des citadelles
  • Trans Aubrac
  • Oxygène Challenge
  • Aravis trail
  • Ultra trail Sancy

2009 vainqueur

  • Champion du monde de trail
  • 2e Swiss Alpine Marathon
  • L’Ardéchois

Tes sports hors trail pratiqués avant et aujourd’hui ?

J’ai toujours été très sportif. Mes deux parents sont professeurs d’EPS et nous ont inculqué très tôt à ma sœur et moi les valeurs véhiculées par une pratique sportive. J’ai commencé par la natation puis par la suite la course à pied avec le cross notamment. Au lycée, j’ai intégré un sport étude athlétisme. Parallèlement, je pratiquais le triathlon. J’ai d’ailleurs été en équipe de France junior et espoir. Actuellement je fais du vélo de route et du ski de fond autour de chez moi quand les conditions le permettent.

Tes débuts en trail et raisons de ce choix ?

Le trail correspondait mieux à ma vision de l’effort physique et était beaucoup plus compatible avec ma profession. J’aime le fait que le trail se pratique en pleine nature avec cette composante de défi personnel face aux éléments. Mon premier trail, a été la Sancy-Puy de Dôme en 2001, à deux pas de la maison. J’adore pouvoir découvrir de nouveaux paysages à l’entraînement ou en compétition. Mais si je mets un dossard, j’ai du mal à ne me focaliser que sur l’aspect découverte et touristique !

En trail, tu préfères quels distance et terrains ?

Ma préférence va vers les épreuves d’au minimum 50 km et en terrain typé plutôt montagne. J’affectionne les longues distances et je trouve dans les terrains montagneux tous les éléments qui m’ont fait venir au trail running, à savoir l’aspect technique des sentiers et le fait de gravir des montagnes. Pour l’heure ma distance de prédilection est le 50 miles, mais je fais et ferai tout ce qui est mon possible pour devenir un 100 miler. Mes sentiers préférés sont ceux qui alternent des portions avec des passages en single, secs, rocailleux, puis des passages plus roulants.

Ton état d’esprit avant et au départ d’une course ?

J’accorde plus d’importance à la préparation d’une course qu’à la course en elle même. Lorsque je vais sur une course, j’aime me sentir bien préparé, prêt à pouvoir m’adapter à tous types de scénarios. Si je me sens en forme et bien entraîné, je ne redoute pas grand chose. Mais avec les années, je crains la blessure qui m’empêchera de pouvoir être à 100% jusqu’au bout.
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